M. Boucher a confirmé au Droit que MM. Desjardins et Labine ont pris quelques minutes, en privé, pour débattre des grands enjeux de l'heure à Gatineau. Il n'est toutefois pas question pour l'instant, dit-il, que M. Desjardins se retire de la course à la mairie pour appuyer une possible candidature de M. Labine.
« La campagne de M. Desjardins va continuer. Actuellement, il réfléchit à comment il va convaincre les Gatinois qu'il a le meilleur programme et les meilleures idées », a déclaré M. Boucher. Il a été impossible, hier, de parler directement à M. Desjardins.
Pas de remise en question
De l'avis de son équipe, Aurèle Desjardins serait toujours « très motivé » à mener sa campagne jusqu'au vote municipal du 1er novembre prochain.
En ce sens, dit M. Boucher, les résultats d'un récent sondage LeDroit/Segma n'ont aucunement amené le conseiller du district du Lac-Beauchamp à se questionner sur la pertinence de sa candidature.
Le sondage, dont les résultats ont été publiés dans LeDroit la semaine dernière, donne 41 % des intentions de votes à Robert Labine.
S'il avait été dans la course et que des élections avaient eu lieu il y a deux semaines, l'ancien maire de Gatineau aurait devancé le maire sortant Marc Bureau (32 %), le conseiller Aurèle Desjardins (14 %) et Tony Cannavino (13 %). Tous les résultats ont été calculés après répartition de 28 à 35 % d'indécis.
En décembre dernier, M. Labine avait annoncé qu'il ne briguerait pas les suffrages lors des prochaines élections municipales à Gatineau.
Or, les résultats du sondage du Droit l'ont amené, la semaine dernière, à lorgner de nouveau la mairie. Il a également été impossible, hier, de joindre M. Labine.
« En meilleure position »
Philippe Boucher ne croit pas qu'Aurèle Desjardins ait de quoi s'inquiéter des résultats du sondage. « Tout ce que ça nous dit, c'est que 66 % des Gatinois ne sont pas encore en campagne électorale et que M. Desjardins devra raviver cette flamme électorale », avance-t-il.
L'attaché politique est d'avis qu'Aurèle Desjardins se trouve aujourd'hui « en bien meilleure position » que ne l'était le maire actuel Marc Bureau six mois avant les élections de 2005.
On s'attend à ce que Robert Labine se prononce cette semaine sur son retour possible en politique active.
Pour sa part, M. Bureau n'a toujours pas fait connaître ses intentions. Tony Cannavino, quant à lui, garde le cap sur la mairie.












