Pendant les huit jours suivants, près de 4000 athlètes débarqueront sur les 16 sites de compétitions afin de remporter une des 1515 médailles remises dans les 18 disciplines différentes.
« Il était bien temps que les Jeux reviennent enfin chez nous. Ça fait longtemps que nous attendons ce moment », a avoué hier la présidente de Loisir Sport Outaouais, Lise Waters. Elle s'implique dans le développement des athlètes locaux depuis quatre décennies dans la région.
La dame de 71 ans était bénévole lorsque l'événement avait eu lieu la dernière fois à Gatineau en 1981. Puis, elle avait milité à plusieurs reprises pour le retour de la compétition multisport.
La MRC Papineau avait exploré cette possibilité sans toutefois y donner suite.
La Ville de Gatineau, elle, avait soumis sa candidature une première fois pour la finale de 2007, mais Sports Québec lui avait préféré Sept-Îles. Il y a trois ans, la Ville avait décidé de tenter sa chance à nouveau. Cette fois-ci, elle avait gagné son pari.
« Plusieurs municipalités voulaient les Jeux de 2010 », s'est rappelé le maire Marc Bureau. Cinq autres milieux étaient en lice à l'époque. Une bataille à coup de gros dollars était survenue.
« Il y a eu un travail gigantesque qui a été effectué pour obtenir ces Jeux, et puis pour les présenter », a ajouté M. Bureau.
Ce dernier assistait hier après-midi au dernier arrêt de la flamme au lac Beauchamp. Un membre de l'équipe nationale de volley-ball masculin du Canada, Alexandre Gaumont Casias, a relayé le flambeau à un espoir de médaille de l'Outaouais en vélo de montagne, Sarah-Claudie Dostie-Ménard.
« Il ne reste plus qu'une étape à franchir », a souligné le maire Bureau. Il s'agit d'allumer la vasque des Jeux. Un moment prévu vers la fin des cérémonies d'ouverture.
Auparavant, les athlètes des 19 régions du Québec se pointeront à Gatineau. Les premiers autobus sont attendus en début d'après-midi.
Ces jeunes âgés entre 9 et 17 ans visiteront leur site d'hébergement situé dans un des sept établissements scolaires réquisitionnés.
Budget de 4,4 millions $
L'aventure des Jeux aura nécessité un budget d'opération de 4,4 millions $. C'est sans compter les sites de compétitions qui ont été construits tel que la piste de BMX et ceux qui ont été remis à neuf, dont la piste d'athlétisme, les parcs de baseball Sanscartier et les terrains de tennis de la polyvalente de l'Île et de la plage Moussette.
À cela s'ajoute le centre sportif inauguré le mois dernier. L'édifice de 50 millions $ accueillera les épreuves de basketball et volley-ball de même que la natation dans la nouvelle piscine aux dimensions olympiques.
« Le comité organisateur a relevé avec brio le défi qui était devant lui », a soutenu le nouveau directeur général de Sports Québec, Luc Denis.
L'objectif ambitieux de 4000 bénévoles a notamment été excédé.
La directrice générale Marie-Hélène St-Onge, qui est de l'aventure depuis la mise en candidature gatinoise, sera-t-elle émotive en voyant les athlètes défiler au lac Leamy ? Versera-t-elle une larme ? Elle était incapable d'offrir une réponse à ce sujet.
Cette employée de la Ville de Gatineau s'avère seulement la deuxième femme dans les 40 ans d'histoire des Jeux du Québec à assumer la direction d'un comité organisateur. « Une fonceuse, une travaillante », a souligné le président du conseil d'administration, Gilles Picard.
« Marie-Hélène n'a jamais trébuché dans des excuses. À chaque fois qu'il y avait un problème ou une question, elle préférait dire qu'il fallait trouver une solution. »
Son travail a impressionné l'ancien maire Robert Labine, qui avait présidé la candidature de Gatineau en 2007. « Je suis fier d'elle et de son équipe. Ils ont surmonté parfois des difficultés. Ils ont été très débrouillards », a dit l'homme d'affaires.
L'idée de présenter les Jeux visait surtout à unir les cinq secteurs de Gatineau fusionnés depuis presque neuf ans.
« Tout le monde parle des Jeux. L'engouement est là, a insisté M. Labine. Les gens sont conscients qu'il s'agit d'une belle vitrine sur le reste du Québec. »












