Ce programme, annoncé jeudi par le président américain Barack Obama, regroupe les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, la France, l'Italie, la Suisse, le Brésil et la Norvège.
Un porte-parole de l'Agence de la santé publique du Canada a indiqué vendredi dans un courriel que le Canada évalue présentement différentes solutions pour s'assurer que les pays en voie de développement auront accès à ce vaccin.
L'initiative américaine a été applaudie par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), qui estime qu'elle favorisera le partage équitable d'une ressource rare. Les neuf pays participants ont promis de faire don de 10 pour cent de leurs réserves de vaccin.
Dans une déclaration publiée sur son site Internet, l'OMS affirme que ces dons «permettront d'aider à augmenter les réserves de vaccins aux populations qui autrement, ne pourraient pas y avoir accès».
De plus, les pays qui voudront recevoir ces doses seront entièrement responsables en cas d'événement malheureux liés à l'utilisation de ces vaccins. En vertu de cet accord, ils ne pourront pas porter plainte contre les pays donateurs, les fabricants du vaccin ou l'OMS.
Ce programme s'ajoutera aux 150 millions de doses promises par les firmes pharmaceutiques Sanofi Pasteur et GlaxoSmithKline.
Un porte-parole de l'OMS, Gregory Hartl, a affirmé qu'il était impossible de savoir avec exactitude le nombre de vaccins qui seront distribués par les neuf pays participant à l'initiative.
Le Canada a commandé 50,4 millions de doses à GlaxoSmithKline, qui fabrique le vaccin à ses installations de Sainte-Foy, à Québec. Cette commande a été passée quand on croyait que chaque personne aurait besoin de deux doses. Des études ont depuis démontré qu'une seule dose devrait suffire pour la majorité des gens.
De plus, des sondages démontrent que seulement la moitié des Canadiens prévoient être vaccinés contre le virus A(H1N1), ce qui signifie que le Canada pourrait se retrouver avec des millions de doses inutilisées.
L'Agence de la santé publique du Canada a également souligné dans le courriel que le Canada avait contribué depuis 2003, à la hauteur de plus de 100 millions $, à préparer la planète en cas d'une pandémie mondiale. Ce montant inclut une assistance technique et des dons en argent aux organisations internationales telles que les Nations unies et l'OMS.











