Dès lundi et pour une semaine intensive, les infirmières, médecins, préposés aux bénéficiaires et autres employés des centres hospitaliers de la région seront vaccinés à leur lieu de travail. Combien seront au rendez-vous? Difficile à dire.
Bon an, mal an, de 50 % à 60 % des employés des hôpitaux de Québec reçoivent le vaccin contre la grippe saisonnière.
Un taux que les directions d'établissement aimeraient bien voir augmenter pour le virus H1N1, sans toutefois faire de prédiction. Le ministre de la Santé, Yves Bolduc, lui, s'est dit mercredi confiant d'obtenir un taux de 80 %.
On saura à la fin de semaine si le ministre a vu juste. Mais d'ici là, les hôpitaux multiplient les façons de promouvoir le vaccin dans leurs murs. Campagne publicitaire, communiqués, séances d'information. Au CHA (l'Enfant-Jésus et Saint-Sacrement), on a organisé une conférence et une capsule vidéo pour aider les professionnels de la santé à répondre aux questions du public. «Même dans le milieu de la santé des mythes sont véhiculés. On gagne à transmettre de l'information juste», estime la porte-parole du CHA, Geneviève Dupuis. Le CHA compte environ 6000 employés.
Équipe mobile
À l'Hôtel-Dieu de Lévis, la vaccination se fera par une équipe mobile. Le personnel aura aussi droit à une conférence du Dr André Vincent, médecin-infectiologue, indique le porte-parole Jean Bouchard. Conférence qui sera accompagnée d'un témoignage d'un employé qui a été atteint de la grippe A (H1N1).
Au CHUQ, qui regroupe L'Hôtel-Dieu, le CHUL et Saint-François d'Assise, la promotion va aussi bon train auprès des quelque 10 000 employés, selon la porte-parole Pascale St-Pierre. Elle précise aussi qu'une personne qui ne se ferait pas vacciner sur place n'est pas nécessairement contre la vaccination. «Il faut tenir compte que certains préféreront se faire vacciner dans la communauté, soit pour être en même temps que leur famille ou pour d'autres raisons.»
Quant au personnel «vaccinateur», les établissements recrutent à l'interne. Le CHA utilisera les infirmières de son service santé, dont beaucoup d'employés qui s'occupaient déjà de la campagne de vaccination annuelle. Il est aussi possible que des retraités viennent prêter main-forte.














