Le président et directeur général de l'Agence, le Dr Guy Morissette s'est voulu rassurant, hier, lorsqu'il a fait le point sur la pandémie dans la région. Il a indiqué qu'il y aura suffisamment de vaccins pour ceux et celles qui voudront être immunisés, puisque l'approvisionnement était ajusté de jour en jour.
Interrogé sur la forte demande de la population pour la vaccination, il a admis qu'il s'agissait d'un intérêt dès plus importants. « Peut-être même plus que ce que l'on prévoyait », a-t-il dit.
Il a ajouté que les personnes devaient respecter la séquence de vaccination qui a été mise en place et a rappelé que des ajustements ont été nécessaires puisque l'immunisation avait été devancée pour les groupes à risque.
« Il s'agit d'un très grand travail de coordination et cela représente tout un défi. Cette semaine, il était prévu qu'on vaccinait les travailleurs de la santé. »
Bassin suffisant d'infirmières
Quant à savoir si la région peut compter sur un bassin d'infirmières suffisamment important pour procéder à la vaccination, le Dr Morissette a précisé que l'Outaouais répondait aux besoins en fonction des ressources disponibles. Des infirmières à la retraite seront mises à contribution. Selon lui, les centres de santé et de services sociaux (CSSS) pourront puiser dans les banques de noms existantes. Plusieurs centaines, voire quelques milliers d'infirmières pourraient participer à la vaccination. Mais les CSSS ne pourront pas compter sur les paramédics pour vacciner la population, puisqu'ils n'ont cette autorisation comme c'est le cas en Ontario.
Du côté des travailleurs de la santé en Outaouais, la vaccination a déjà débuté sur les lieux de travail. Le Dr Morisette juge la réponse des travailleurs plutôt positive. Le réseau compte entre 14 000 et 15 000 de ces personnes.
Le réseau de la santé doit continuer à fonctionner, malgré la pandémie actuelle.
« Il est clairement mis sous tension », a-t-il dit, en ajoutant que les soins intensifs n'avaient pas encore été sollicités de manière significative. Ils s'y préparent puisque les personnes malades avec la grippe peuvent éprouver de graves problèmes respiratoires.
Contagion élevée en Outaouais
La vaccination massive devrait débuter dans la semaine du 9 novembre et même plus tôt si possible. L'Outaouais fait partie des régions du Québec où la contagion est la plus élevée.
Selon la Dre Hélène Dupont, directrice de la Santé publique en Outaouais, la maladie est en progression dans la région, puisque 84 nouveaux cas confirmés ont été enregistrés entre le 18 et le 24 octobre. Depuis le 30 août, 23 personnes ont été hospitalisées, dont six avaient moins de cinq ans, huit se situaient entre six et 17 ans et neuf autres entre 18 et 59 ans.
Les cas confirmés devraient augmenter dès cette semaine et ce, au cours des cinq à six prochaines semaines. Le plus fort de la vague de grippe devrait survenir entre le 15 novembre et le 15 décembre. L'épidémiologie du virus a incité les autorités à accélérer la cadence de vaccination.
Pour plus de détails, www.santeoutaouais.qc.ca ou www.pandemiequebec.gouv.qc.ca ou 1 877-644-4545.












