H1N1: Québec corrige le tir et assure avoir repris contrôle de la situation

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Grippe A (H1N1)

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Grippe A (H1N1)

Toute l'actualité sur l'éclosion de grippe A (H1N1) et ses impacts dans la région d'Ottawa-Gatineau et dans le monde. »

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Le ministre de la Santé, Yves Bolduc ... (Photo: PC)

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Le ministre de la Santé, Yves Bolduc

Photo: PC

 

Marie Vastel
La Presse Canadienne
Gatineau

À la suite de la cohue des derniers jours dans des centres de vaccination contre la grippe A (H1N1) de la province, le ministre québécois de la Santé a assuré vendredi que Québec avait corrigé le tir et repris le contrôle de la situation.

Alors que le vaccin contre la grippe A (H1N1) s'avère finalement plus populaire que prévu au sein de la population québécoise, les centres de santé et de services sociaux (CSSS) de la provinces pourront finalement refuser de vacciner dès maintenant des citoyens qui ne font pas partie de la clientèle prioritaire.

A l'heure actuelle, les femmes enceintes, les jeunes enfants et les personnes souffrant de maladies chroniques sont visés; les autres groupes seront invités à se présenter dans les semaines à venir.

«Au début on avait dit qu'on vaccinerait tout le monde sans faire de distinction. Mais en 24 heures, on est passé de 40 pour cent des gens qui voulaient être vaccinés, à 80-90 pour cent des gens qui exigeaient le vaccin», s'est défendu le ministre de la Santé, le docteur Yves Bolduc, en point de presse à Gatineau.

Il reviendra donc à chaque CSSS de prendre la décision de vacciner ou non les personnes qui sont moins à risque, selon l'état de la situation dans la région et le nombre de doses de vaccin dont il dispose.

Car même si le ministre a vanté les ajustements apportés dans les centres de vaccination et le fait que les énormes files d'attente des derniers jours étaient choses du passé vendredi matin, les décisions sont en réalité prises à l'échelle régionale.

A Gatineau et à Saint-Eustache, où des foules particulièrement imposantes s'étaient réunies, jeudi, pour se faire vacciner, les gens désireux de recevoir le vaccin se font désormais remettre un coupon les convoquant plus tard dans la journée, évitant ainsi de trop long temps d'attente et l'achalandage.

Cette nouvelle stratégie semblait d'ailleurs avoir porté fruit, vendredi midi, dans deux centres de vaccination de l'Outaouais. Une cinquantaine de parents attendaient de pouvoir faire vacciner leurs enfants, après s'être présentés le matin même pour réserver leur place à l'aide d'un ticket.

«Le fait de donner des coupons et de pouvoir retourner chez soi avec une heure établie pour revenir, c'est l'idéal», s'est réjoui une mère d'un garçon de trois ans.

Certains parents réunis au centre de vaccination de Gatineau ont reconnu que l'évolution de la deuxième vague de pandémie les avaient fait changer d'idée et poussés à ne plus attendre avant d'immuniser leurs enfants.

«On n'était pas certains, mais on a pris notre décision cette semaine quand on a vu que les cas commençaient à augmenter dans toutes les régions (...) On pense qu'il y a plus de chances de tomber malade de la grippe que du vaccin selon nous», a expliqué Chantale Larocque, venue faire vacciner ses trois enfants, âgés entre 18 mois et quatre ans.

Du côté de Saint-Eustache, sur la rive-nord de Montréal, une preuve de résidence était exigée, car la veille des résidents de d'autres municipalités s'étaient présentés pour profiter du vaccin, qui n'est pas encore offert dans toutes les régions de la province.

Les files d'attente ne sont toutefois pas complètement disparues, malgré les propos rassurants du ministre Bolduc, car des citoyens se sont présentés dès 2h00 dans la nuit de jeudi à vendredi à Gatineau, afin de s'assurer d'avoir une place. Et à peine une demi-heure après le début de la distribution des coupons, vers 7h30, l'un des centres affichait complet.

A l'instar de son homologue fédérale, Leona Aglukkaq, le ministre Bolduc a par ailleurs appelé la population à respecter l'ordre de priorités dressé par les autorités sanitaires.

«Ce qu'on demande à la population, c'est d'être compréhensive, d'être disciplinée et surtout d'écouter les recommandations», a-t-il fait valoir.

Suffisamment de vaccins?

Quant aux accusations du Parti québécois, qui craignait que Québec n'ait pas reçu sa juste part des doses de vaccin disponibles au pays, le ministre Bolduc a réitéré que ce n'était pas le cas.

«On reçoit notre juste part de vaccins», a-t-il assuré.

La province reçoit plus de 400 000 vaccins par semaine, sur les deux millions que reçoit Ottawa de façon hebdomadaire, a-t-il certifié, ce qui porte à 1,3 million le nombre de doses reçues depuis trois semaines.

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