Le gouvernement fédéral a demandé au fabricant GlaxoSmithKline de ralentir sa production de vaccin avec adjuvant, destiné à la majorité de la population, afin de se concentrer davantage sur le vaccin sans adjuvant qui sera offert aux femmes enceintes.
Malgré cette diminution temporaire anticipée, le ministre a fait savoir que le rythme de vaccination sera maintenu au Québec.
« Je peux garantir que tout le monde pourra être vacciné », a-t-il déclaré, hier, à Gatineau.
À partir de la semaine prochaine, le Québec ne recevra que 101 000 doses, comparativement aux 400 000 que la province obtenait par semaine depuis trois semaines.
Impact difficile à évaluer
Au bureau du ministre Bolduc, on a souligné qu'il était « difficile d'évaluer » l'impact de ce ralentissement sur la distribution des vaccins. L'attachée de presse du ministre, Marie-Ève Bédard, a fait remarquer que le Québec n'avait pas encore administré les 1,3 million de doses reçues au cours des dernières semaines. Elle a estimé qu'en début de semaine prochaine, des calculs auront été effectués et qu'il sera alors possible de mesurer l'impact du ralentissement de la distribution.
Contrairement à l'Ontario, qui s'apprête à offrir des vaccins dans les grands cabinets de médecins, le gouvernement du Québec n'envisage pas cette stratégie. Le ministre a fait savoir que la province privilégiait actuellement l'immunisation des clientèles prioritaires. Ce faisant, il a demandé à la population de respecter les séquences de vaccination.
Maintenant sous contrôle
Face à la désorganisation rencontrée lors de l'ouverture de cliniques de vaccination, le ministre a tenu à rappeler que tout avait changé à la suite du décès d'un jeune Ontarien en début de semaine. Le Québec est passé de 40 % des gens qui voulaient se faire vacciner à un taux de 80 % et même 90 %.
« Au départ, on pensait devoir courir après les gens, mais c'est le contraire qui est arrivé et on a dû s'ajuster. Oui, il y a eu des files d'attente à Gatineau. Ça a été la cohue. Mais on a repris le contrôle », a résumé le ministre.
Face aux critiques formulées par le Parti québécois, Yves Bolduc a assuré que le Québec recevait sa juste part des vaccins, qui ont été produits sur les 6 millions de doses au pays.
Depuis l'homologation du vaccin, la province a obtenu 1,33 million de doses, soit 22 % de toutes celles qui ont été distribuées.
AVEC LA PRESSE CANADIENNE












