« L'idée, c'est d'éviter la contamination dans les salles d'attente, tant aux urgences que dans les cliniques médicales », explique le Dr Marcel Reny, chef de médecine générale du CSSS de Gatineau, qui souhaite aussi délester un peu de pression du système de santé.
Les cliniques de grippe basées aux CLSC des secteurs Gatineau et Aylmer seront accessibles dès aujourd'hui, tandis que celle du secteur Hull n'ouvrira pas ses portes avant samedi. Les cliniques seront accessibles sept jours sur sept, de 8 h à 20 h. Elles s'adressent uniquement aux personnes qui résident sur le territoire du CSSS de Gatineau. La direction de l'établissement souligne à grands traits qu'il ne s'agit pas de centres de vaccination. Par conséquent, aucun vaccin contre la grippe A(H1N1) n'y sera administré.
« C'est seulement pour la grippe, et tous les cas de grippe », précise le Dr Reny, qui invite les citoyens à consulter leur guide d'autosoins (pandemiequebec.gouv.qc.ca).
Les cliniques accueilleront les enfants et les adultes souffrant de fièvre et présentant au moins un symptôme d'allure grippale, que ce soit l'essoufflement, des difficultés à respirer, des douleurs au moment de la respiration, des vomissements depuis plus de quatre heures ou une maladie chronique. Un enfant trop calme, moins énergique qu'à l'habitude, qui refuse de jouer ou qui est très agité, devrait aussi être source d'inquiétude. Pour les bébés de moins de six mois présentant des symptômes de grippe, il est conseillé aux parents de se rendre directement à l'urgence.
Pour éviter les lignes d'attente, un coupon indiquant l'heure exacte de la consultation sera distribué aux patients, de façon à ce qu'ils puissent attendre à la maison. En l'espace de 12 heures, un médecin pourrait voir entre 50 et 70 patients.
Vaccination
L'inoculation des clientèles prioritaires se poursuit sur le territoire de l'Outaouais, cité en exemple par le ministre de la Santé, Yves Bolduc, qui entend élargir au reste de la province le système de coupons testé avec succès à Gatineau. « La semaine prochaine, c'est une grosse semaine », a indiqué hier le Dr Guy Morissette, président et directeur général de l'Agence de la santé et des services sociaux de l'Outaouais. « On garde le cap sur l'ouverture des sites de vaccination à haut débit », poursuit-il, faisant référence aux sites où 300 à 350 personnes seront vaccinées chaque heure. Là encore, la séquence de vaccination des groupes prioritaires sera respectée, avant de s'attaquer au reste de la population.
Les autorités médicales ne sont pas insensibles aux revendications de différents groupes, comme les éducatrices en garderie, qui souhaitent être vaccinés en priorité. L'Agence répète que le groupe prioritaire est d'abord constitué de personnes qui présentent des risques de complications si elles contractent le virus. Une réflexion est cependant en cours, tant à l'échelle locale que nationale, quant à la suite des choses, soit la vaccination des personnes en bonne santé de
5 ans et plus.
« Il faut tout d'abord terminer la vaccination des groupes les plus vulnérables. C'est ce qu'on fait présentement », explique la Dre Hélène Dupont, directrice de la Santé publique en Outaouais. « Dans le groupe de la population en général, ce qui est en train de se décider, c'est peut-être un 'séquençage', dit-elle. L'ordre de tout ça, ce n'est pas encore déterminé, mais ça le sera bientôt. »












