Les autorités médicales et scolaires planchent présentement sur différents scénarios, afin de rejoindre un nouveau groupe prioritaire : celui des jeunes de 5 ans à moins de 20 ans. Depuis plusieurs jours déjà, le Centre de santé et de services sociaux de Gatineau (CSSSG) discute avec les commissions scolaires de son territoire, afin d'établir la meilleure façon de vacciner les clientèles étudiantes contre le virus.
« On parle d'une mixité de modèles », avance le Dr Guy Morissette, président et directeur général de l'Agence de la santé et des services sociaux de l'Outaouais, qui devrait dévoiler sa stratégie aujourd'hui, lors de son point de presse quotidien.
L'un des scénarios privilégiés prévoit l'implantation d'un centre de vaccination dans une école secondaire. Les écoles primaires situées en périphérie permettraient à leurs élèves - munis d'une autorisation parentale - de s'y rendre par transport scolaire. Une fois la vaccination terminée, le centre itinérant se déplacerait vers une autre institution secondaire.
Autorisation parentale
Si tout se déroule comme prévu, la vaccination en milieu scolaire débutera la semaine prochaine. « Quand on parle d'enfants de moins de 14 ans, ça nous prend absolument l'autorisation parentale pour que les jeunes se fassent vacciner. Et pour cela, il faut calculer quelques jours », explique le porte-parole du CSSSG, Sylvain Dubé.
Selon le directeur général de la Commission scolaire des Portages-de-l'Outaouais, Jean-Claude Bouchard, un formulaire de consentement pourrait être envoyé aux parents dès demain. « On va commencer par faire une école secondaire, avec les écoles primaires environnantes, dit-il. À la lumière des résultats, on verra s'il faut faire autrement. »
Entre-temps, les jeunes de 5 ans à moins de 20 ans peuvent être vaccinés aux centres de vaccination des cinq CSSS de l'Outaouais, qui poursuivent l'inoculation des groupes prioritaires. À ce chapitre, le Dr Morissette lance un appel particulier aux jeunes qui sont à l'extérieur du réseau scolaire. « Ils doivent se présenter dans les sites de vaccination, dit-il. Ils font partie du groupe cible. Ils ont des bénéfices à recevoir le vaccin. »
En Outaouais, les plus récentes statistiques font état 27 personnes hospitalisées, dont 13 cas confirmés de grippe A(H1N1), alors que quatre personnes reposent toujours aux soins intensifs. Lundi, les cliniques de grippe de la rive québécoise ont reçu 202 visites, alors que 30 personnes se sont rendues directement à l'urgence avec un symptôme d'allure grippale. À l'heure actuelle, 66 318 résidants de l'Outaouais ont été vaccinés, dont plus de 4000 dans la seule journée de lundi.
Selon les autorités médicales, la région n'a toujours pas atteint le sommet de la deuxième vague de grippe A (H1N1). « On persiste à penser que le sommet québécois devrait être entre le 15 et le 30 novembre », précise le Dr Morissette, ajoutant du même souffle que la région a observé ses premiers signes grippaux un peu avant le reste de la province.












