« Je suis déçue et c'est surprenant que les gens de ce groupe d'âge ne viennent pas plus. Je ne comprends pas », a affirmé Ginette Gingras-Delorme, directrice générale adjointe au Centre de santé et des services sociaux (CSSS) de Papineau.
Mme Gingras-Delorme tente de s'expliquer ce faible achalandage, surtout que les 65 ans et plus en bonne santé attendent depuis un mois d'avoir accès aux vaccins. Elle se demande s'il n'y a pas eu confusion avec toute l'information qui circule.
Lors d'un point de presse lundi, le président-directeur de l'Agence de la santé et des services sociaux de l'Outaouais, le Dr Guy Morissette, a constaté lui aussi cette tendance la fin de semaine dernière.
« Ce qu'on note, c'est que les gens de 65 ans et plus, avec ou sans maladie chronique, ne vont pas autant dans les cliniques de vaccination. On semble avoir un peu de difficulté à rejoindre cette clientèle, c'est-à-dire à les sensibiliser à se faire vacciner. Ce n'est pas différent de ce qui se passe dans la province. »
« Confusion »
L'ex-conseillère municipale de Gatineau et présidente de la Table des aînés de l'Outaouais, Berthe Miron, croit qu'il y a eu confusion avec tous les groupes cibles qui se sont ajoutés.
« Je crois que la santé publique n'a pas mis assez l'emphase sur le nouveau groupe de 65 ans et plus. Il n'y a peut-être pas eu assez de publicité. »
Mme Miron croit qu'il faut maintenant que tous les citoyens de 65 ans et plus comprennent qu'ils peuvent être vaccinés.
« Faut maintenant faire tourner la machine. Il faut le dire, surtout qu'il y a de la place dans les cliniques maintenant. »












