La population a répondu à l'appel, mais trop timidement au goût du Centre de santé et des services (CSSS) de Gatineau.
« On a ouvert à la population en général. C'est le plus gros groupe avec 102 000 personnes. C'est beaucoup. Et avec un groupe de cette ampleur-là, on serait porté à croire que la réponse serait beaucoup plus importante. Mais ce n'est pas le cas », affirme Renée Amyot, chargée du projet de vaccination au CSSS de Gatineau.
La vaccination a pourtant débuté dans la cohue, le 26 octobre dernier, lorsque les responsables de la santé ont été pris au dépourvu face à la demande. La confusion quant aux groupes cibles et des ratés au niveau des communications ont aussi contribué aux difficultés des premiers jours.
Les choses se sont replacées par la suite et le système de distribution de coupons a notamment permis d'assurer un bon flot de vaccination.
Mais maintenant que le plus gros groupe doit être vacciné - un moment que plusieurs personnes de l'Outaouais attendaient - les autorités se demandent pourquoi la demande n'est pas plus forte. « Nous, ce qu'on souhaite, c'est que la population réponde davantage à notre invitation et vienne se faire vacciner », dit Renée Amyot.
Elle rappelle qu'il fait plus froid, et l'arrivée des Fêtes sera plus propice à la propagation du virus. « On a des doses pour tous ceux qui désirent recevoir le vaccin. Nos frigos débordent. »
Promenades de l'Outaouais
C'est au site de vaccination des Promenades de l'Outaouais que les billets se sont envolés le plus rapidement. Les coupons d'hier et de mardi ont tous été distribués.
On ne peut en dire autant des deux autres sites par contre. En fin d'après-midi hier, il restait encore des coupons à la clinique de Place Cartier, secteur Hull, de même qu'à celle du secteur Aylmer, au Centre communautaire Ernest-Lattion.
Quant à demain, il « reste encore beaucoup de coupons » pour les trois cliniques, a fait savoir le CSSS de Gatineau.
« C'est important que les gens se sentent concernés par la vaccination. Les gens qui ont des problèmes de santé, le savent. Mais les gens de la population en général n'ont pas le même sentiment d'urgence. Or, les gens doivent comprendre qu'ils sont des vecteurs. C'est-à-dire que peut-être eux ne seront pas malades, mais ils peuvent rendre d'autres malades. On transporte le virus quand on n'est pas vacciné. »
Se croyant sans doute moins vulnérables, les jeunes de 18 à 24 ans sont parmi les moins nombreux à se faire vacciner, note de son côté le Dr Guy Morissette, patron de l'Agence de la santé et des services sociaux de l'Outaouais. « Il reste qu'ils peuvent être porteurs et peuvent le transmettre. C'est un virus très contagieux. C'est un des groupes que l'on souhaite sensibiliser le plus. »
Centre de détention de Hull
Par ailleurs, la vaccination au centre de détention de Hull est prévue ce jeudi, 3 décembre. La plupart des détenus se retrouvent dans le dernier groupe qui restait à vacciner, les 20 à 65 ans sans maladie chronique.












