«L'OMS va demander à son comité d'urgence de se réunir à la fin du mois pour fournir à l'OMS un avis sur le fait de savoir si nous entrons dans une période d'après pic» pandémique, a expliqué le conseiller spécial de la directrice générale de l'OMS sur les pandémies grippales, lors d'une téléconférence.
«Nous espérons que nous entrons dans (cette) phase», qui signifie que «le pire est passé» et que l'on se dirige progressivement vers une «situation plus comparable à celle de la grippe saisonnière», a-t-il ajouté.
La réunion de ce comité, composé d'experts chargés de fournir des recommandations à l'OMS, pourrait se tenir «dans la dernière semaine du mois», a précisé le responsable de l'OMS.
Le docteur Fukuda a toutefois souligné que cette phase de «transition» ne signifiait pas pour autant que la pandémie, qui a fait environ 15.000 morts dans quelque 211 pays et territoires en moins d'un an, était terminée.
«Si nous assistons à un déclin général d'activité (de la grippe), la pandémie elle-même n'est pas arrivée en fin de course», a martelé le docteur Fukuda.
L'OMS a ainsi constaté l'apparition du virus d'origine porcine, aviaire et humaine dans des régions où il n'était pas présent jusqu'alors, et notamment en Afrique de l'ouest, a-t-il expliqué.
«Nous avons eu les premières preuves de transmission communautaire au Sénégal», a-t-il donné en exemple.
Mais «globalement, le pire est probablement passé», a insisté le docteur Fukuda, tout en soulignant que la pandémie ne disparaîtrait pas de façon brutale mais par stade.
Durant la période de transition, «certains pays vont voir une activité faible du virus et dans d'autres il y aura des foyers d'infection», prévient encore le responsable de l'OMS.
Toutefois «la tendance générale d'une période de transition est de retourner à un schéma plus comparable à une situation de grippe saisonnière», a-t-il ajouté.
L'avis consultatif du comité d'experts, en général toujours suivi par l'OMS, pourrait aboutir concrètement à une évolution des recommandations faites par l'organisation à ses 193 pays membres. M. Fukuda n'a pas précisé qu'elles pourraient être ces nouvelles recommandations.
De nombreux pays ont d'ores et déjà commencé à baisser la garde après la vague de contamination du début de l'hiver, et renoncé à de grandes commandes de vaccins.
Le virus H1N1 a été déclaré le 11 juin première pandémie de grippe du siècle par l'OMS, quelques mois à peine après son apparition au Mexique et aux Etats-Unis.











