Alors que les activités de financement se sont multipliées sur le campus de l'université depuis le séisme qui a secoué Haïti, il y a deux semaines, l'établissement a choisi de mettre la main à la pâte. Ce sont donc près de 150 000 $ qui ont été mis de côté par « l'université canadienne » afin de venir en aide à ces 23 ressortissants haïtiens munis de visas d'études. Les droits de scolarité des étudiants étrangers s'élèvent généralement à 6 500 $ par session. L'université paiera également le loyer de ces 23 jeunes adultes.
Cette initiative permettra aux étudiants concernés d'alléger leurs dépenses, alors que leur pays se retrouve dans une situation financière précaire suite à la tragédie du 12 janvier dernier, a fait valoir hier le recteur Allan Rock.
« Lorsque j'ai rencontré nos étudiants haïtiens, au lendemain de la tragédie, j'ai pu voir à quel point ils étaient préoccupés. Pas seulement par la tragédie et la mort possible de membres de leur famille, mais également pour la poursuite de leurs études », a confié M. Rock.
Dans bien des cas, dit-il, ces jeunes comptaient sur l'appui financier de leur famille, en Haïti, pour financer leurs études.
« Ils avaient beaucoup de préoccupations. Après avoir discuté avec mes collègues, on a décidé d'annuler ces frais pour que ces jeunes puissent se concentrer sur leurs familles, et bien sûr sur leurs études. »
L'idée mise de l'avant par l'Université d'Ottawa a été écartée, du moins pour l'instant, par les autres universités de la région.
L'administration de l'Université Saint-Paul en est à étudier la situation, mais aucune décision en ce sens n'a encore été adoptée, a indiqué hier la porte-parole de l'établissement, Patricia Gauthier.
De son côté, l'Université du Québec en Outaouais n'a pas étudié cette possibilité, en raison du faible nombre d'étudiants originaires d'Haïti qui fréquentent les murs de l'établissement, a indiqué hier le directeur des communications Jean Boileau.
« La situation de l'UQO est bien différente de celle de l'Université d'Ottawa. À ma connaissance nous n'avons aucun étudiant international d'origine haïtienne actuellement », a-t-il indiqué.
L'université Carleton n'a pas émis de commentaire à ce sujet.












