«On l'a entendue à toutes les élections celle-là. Je me souviens de Jean Chrétien et sa phrase 'Le Bloc bloque'», a déclaré M. Nadeau en rencontre éditoriale avec LeDroit.
«Mieux vaut être dans l'opposition avec le Bloc québécois, que d'être "back bencher" au pouvoir. J'ai fait la preuve que j'ai pu faire avancer les dossiers pour les gens de Gatineau.»
M. Nadeau est confiant que le BQ enverra à nouveau un fort contingent de députés aux Communes. Il rappelle que le vent a tourné: les conservateurs visaient plus que leurs 11 sièges au Québec, mais ils ont perdu des plumes dans les sondages.
Richard Nadeau a parlé peu de souveraineté durant sa quatrième campagne électorale, parce que, dit-il, la question n'a pas été à l'ordre du jour de la campagne. «Oui, nous sommes indépendantistes. C'est une évidence même.»
Et tout comme le Scottish National Party, qui envoie des députés à Londres en attendant la souveraineté de l'Écosse, le Bloc québécois militera à Ottawa tant que l'indépendance du Québec ne sera pas faite, ajoute-t-il.
Richard Nadeau affirme qu'il continuera de défendre des dossiers comme le partage plus équitable des emplois fédéraux et des centres de recherche entre Ottawa et l'Outaouais, la construction de la Phase II des Archives nationales à Gatineau, et le pont sur l'île Kettle.
Il rappelle qu'il a été un «facilitateur» dans la construction du mur anti-bruit du boulevard Maloney.
Au sujet de ses adversaires, M. Nadeau soutient que la néo-démocrate, et ex-députée libérale Françoise Boivin, a perdu beaucoup de crédibilité auprès de la population en passant du «rouge au orange».
Quant aux conservateurs et leur candidat dans Gatineau, Denis Tassé, les coupes dans la culture ont soulevé un tollé, surtout au Québec, et le dossier a «sauté en plein visage» de M. Harper, croit M. Nadeau. Et la «vision du laissez-faire» des conservateurs est du «poison mortel» pour l'économie, selon le bloquiste.
Richard Nadeau reconnaît enfin que la lutte sera très serrée dans Gatineau. Il sera «fondamental» de faire rouler la machine et de faire sortir le vote. «J'ai très confiance que les gens vont me faire confiance. Mais encore une fois, je ne tiens rien pour acquis. Je ferai campagne jusqu'à 21 h 30, le 14 octobre.»













