«Je suis aussi motivée, sinon plus. Si on me demande, je serai là. Je n'ai pas perdu la flamme. Je suis là parce que je crois au NPD. On me promet le même appui», dit-elle, rappelant qu'il a fallu trois essais au chef du parti, Jack Layton, pour se faire élire au fédéral.
Malgré sa défaite contre le député sortant, Richard Nadeau du Bloc québécois, Françoise Boivin souligne que le pourcentage d'appui au NPD est passé de 9 % à 26 %.
«On a réussi a faire passer le parti d'une quatrième place à une deuxième place assez serrée avec la première. C'est emballant. Il ne faut pas perdre cette aire d'aller.»
Mme Boivin, une ancienne députée libérale, a perdu par 1577 voix contre M. Nadeau, qui a obtenu 29 % de la faveur populaire. Le libéral Michel Simard a terminé troisième, avec 25 % des voix.
Françoise Boivin rappelle par ailleurs que pour la première fois le NPD a obtenu 10 % des voix dans les trois circonscriptions de l'Outaouais, Gatineau, Pontiac et Hull-Aylmer.
En franchissant ce cap du 10 %, le NPD peut, en vertu des règles fédérales, se faire rembourser une plus grosse partie de ses dépenses électorales.
Dans son «pointage» - c'est à dire lorsqu'un parti identifie des supporters par l'entremise d'appels téléphoniques - le NPD dans Gatineau n'était qu'à une quarantaine de personnes, ajoute Mme Boivin.
La dernière campagne dans Gatineau, dans laquelle le NPD a investi beaucoup de ressources, a permis d'identifier 6000 supporteurs. Les bases pour une prochaine campagne sont donc jetés dans Gatineau, croit-elle.












