«C'est vraiment effronté ! C'est commencer une campagne vraiment pas sur le bon pied», a lancé M. MacMillan. C'est le ministre responsable de l'Outaouais, Benoît Pelletier, dit-il, qui a travaillé «de A à Z» sur le dossier du centre sportif.
Gilles Taillon a indiqué au Droit jeudi qu'il avait intercédé auprès du premier ministre Jean Charest en faveur du projet de complexe sportif. M. Taillon était alors président du Conseil du patronat du Québec et membre du Parti libéral du Québec.
M. Pelletier a peut-être parlé du complexe sportif à M. Taillon, concède Norman MacMillan, «mais la décision a été prise avec Benoît, le caucus, le parti et M. Charest».
«S'il avait du crédit à lui donner, je serais le premier à le faire. Mais de dire que qu'il a participé à ce projet, c'est effronté pas mal.»
Ministre MacMillan ?
Élu pour la première fois en 1989, Norman MacMillan entreprend sa septième campagne. Avec le départ du ministre et député de Chapleau, Benoît Pelletier, il devient le plus «ministrable» des libéraux de l'Outaouais.
Questionné sur la possibilité de devenir ministre, M. MacMillan montre du doigt une affiche électorale du PLQ avec la photo de Jean Charest.
«C'est lui qui décide. J'ai cinq collègues en Outaouais qui sont capables d'être ministre. J'ai été choyé depuis 2003 car je siège au conseil des ministres en tant que whip. J'ai un droit de parole, comme un ministre. L'Outaouais est choyée. Elle avait deux personnes dans le cabinet, M. Pelletier et moi.»
Or, si M. Charest lui lance l'appel pour devenir ministre, Norman MacMillan dira 'oui'. «Mon but, premièrement, est de gagner la campagne électorale», dit celui qui a combattu un cancer, plus tôt cette année.











