Accompagnée du candidat de son parti dans le comté de Hull, Bill Clennett, la porte-parole de Québec solidaire, Françoise David, a dénoncé le fait que personne ne parle des problèmes d'itinérance durant la présente campagne électorale. M. Clennett a rappelé que la Commission des affaires sociales qui sillonnait le Québec cet automne, a été interrompue par la campagne électorale et pourrait ne pas avoir de suites. Mme David et M. Clennett ont rencontré les membres du Collectif régional de lutte à l'itinérance de l'Outaouais hier matin.
«Ce qui ressort de cette discussion, c'est le fait qu'on ne peut pas se contenter de mettre des »plasters sur le bobo». La solution ce n'est pas d'avoir deux ou trois Gîte-Ami mais de réduire le nombre de personnes itinérantes en adoptant une politique globale d'accès au logement», a déclaré M. Clennett.
Françoise David a renchéri en rappelant que Québec solidaire propose de construire 50 000 nouveaux logements sociaux au Québec dont 2500 en Outaouais.
»Très jeunes» itinérants
«C'est un minimum pour répondre aux besoins des gens et sur ce total, il devrait y en avoir un certain nombre de logements avec soutien communautaire comme Mon Chez nous. Les gens qui y vivent sont autonomes mais ils ont besoin d'un coup de main se refaire une bonne santé mentale. C'est une formule qui marche à merveille dont il faut soutenir l'effort communautaire qui est fait», a déclaré Mme David.
La porte-parole de Québec solidaire a constaté que l'itinérance prend un visage différent dans l'Outaouais, comparativement à Montréal. «À Montréal, bon nombre d'itinérants sont d'anciens patients psychiatrisés qui ont subi la désinstitutionnalisation. Ces personnes-là se sont retrouvées dans de petites chambres, toutes seules, obligées de contrôler elles-mêmes leur médication. Elles se sont souvent retrouvées dans l'itinérance, sans soutien. Ce sont les organismes communautaires qui ont dû prendre la relève. Ici, ce sont plutôt des jeunes et même des très jeunes. On parle aussi des familles immigrantes qui n'ont pas de travail ni de réseau d'entraide», note-t-elle.
M. Clennett a aussi rappelé que le prix des loyers est plus élevé à Gatineau qu'à Montréal, en raison, notamment de la proximité d'Ottawa où les logements coûtent beaucoup plus cher. La migration des Ontariens vers Gatineau entraîne une pression à la hausse du prix des loyers en Outaouais.
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