Le candidat péquiste dans Hull soutient que cette guerre est terminée depuis belle lurette. Pourtant, l'Outaouais manque toujours de personnel médical. «Quelle est la réponse du ministre à ces besoins-là ?», l'interpelle le Dr Aubé.
«De réduire cela à une chicane de médecins, je trouve ça insultant. Les gens ne se contenteront pas de cette réponse, on est rendu plus loin. Dans les faits, il offre bien peu à l'Outaouais. Quant au plan Couillard, les résultats qu'on attendait ne sont pas là», a-t-il dit.
Le candidat péquiste réagit aussi aux propos de son adversaire libérale, Maryse Gaudreault. Celle-ci plaide en faveur de la création de corridors de service avec l'Ontario, en attendant de résoudre la pénurie de personnel médical en Outaouais.
Gilles Aubé prône plutôt la création d'un plan de rapatriement des soins de santé, «bien structuré et bien fait», comme celui qui a été mis en place dans les années 1990.
«Il n'y aura jamais moyen de rapatrier certains soins tertiaires offerts en Ontario, comme la chirurgie cardiaque, qui nécessite des équipes très, très lourdes. Mais dans le cas de soins moins complexes, comme l'accouchement de femmes enceintes en bonne santé, le Québec devrait être capable de faire ça.»
Selon ses informations, la Régie de l'assurance-maladie du Québec a remboursé 225 millions $ à l'Ontario entre 2005 et la mi-2007. Un remboursement pour des soins de santé dispensés à des Québécois dans les hôpitaux ontariens. Une tendance qui s'accroît, affirme-t-il par ailleurs.
Campus santé
De son côté, le candidat de Québec Solidaire, Bill Clennett, déplore les engagements «flous et contradictoires» des libéraux en ce qui a trait au futur campus santé.
Il craint que le projet original d'une faculté satellite de l'Université McGill en Outaouais soit réduit à un simple programme de stage.
En outre, il déplore le refus du ministre Bolduc de se compromettre sur un échéancier à court terme. Il l'interprète comme un « manque de volonté clair » de sa part d'accoucher d'un campus santé.











