LeDroit a tâté le pouls des candidats de l'Outaouais, hier, à l'aube du débat des chefs de ce soir.
À l'Action démocratique du Québec, le candidat dans Chapleau, Gilles Taillon, croit que l'affrontement est important dans le contexte où plusieurs électeurs ne voulaient pas de cette campagne. « Le gagnant du débat aura un impact déterminant sur la suite de la campagne. »
M. Taillon ne s'inquiète guère des récents sondages qui placent le chef de l'ADQ, Mario Dumont, en troisième position, derrière le premier ministre libéral, Jean Charest, et la chef du Parti québécois, Pauline Marois.
« La pression sera sur tous les chefs et je suis confiant que notre chef va faire un travail colossal pour convaincre la population. »
La candidate libérale dans Hull, Maryse Gaudreault, croit pour sa part que le débat des chefs peut avoir un impact sur une campagne locale. « Le débat, souvent, va cristalliser le vote. Si par exemple, une personne a l'intention de voter libéral et Jean Charest fait une belle performance, plus rien ne lui fera changer d'idée. Ça donne souvent un rythme accéléré qui amène jusqu'au vote le 8 décembre. »
En tant que premier ministre, M. Charest sera évidemment ciblé, ajoute Mme Gaudreault. « On a deux partis d'opposition qui sont à égalité et qui vont prendre toutes les énergies du désespoir pour attaquer M. Charest. »
Du côté du Parti québécois, la consigne en Outaouais était de ne pas commenter à la veille du débat des chefs de ce soir. Marc Thivierge, attaché de presse du péquiste Yves Morin dans Chapleau, explique que les candidats laisseront le débat passer.
« On préfère laisser toute la place à la chef et, à la suite du débat, vous allez sûrement avoir des réactions. On va attendre que la poussière retombe, mais on va réagir », assure de son côté Donald Roy, président du PQ en Outaouais.
Quant à Québec solidaire, le candidat dans Hull, Bill Clennett, déplore l'absence de la porte-parole du parti, Françoise David.
« C'est un moment fort d'une campagne électorale qui est regardé pas beaucoup de personnes. Ça permet à la population du Québec de se renseigner. Et malheureusement, les idées de Québec solidaire, et celles du Parti vert, ne seront pas entendues. »











