Affilié au Cégep de l'Outaouais, ce centre collégial de transfert de technologie (CCTT) mènerait des recherches de pointe en collaboration avec l'entreprise privée.
Bill Clennett verrait le nouveau CCTT mener des recherches sur des « pratiques sociales novatrices », notamment en matière de service de garde et d'« efficacité énergétique », deux pans importants du programme de son parti.
Pour le candidat de Québec solidaire, ces deux champs de recherche cadrent tout à fait avec le mandat du Cégep de l'Outaouais, qui offre une technique en éducation à l'enfance et des techniques en génie civil et du bâtiment.
« Beaucoup de garderies ici fonctionnent bien et pourraient se développer davantage s'il y avait un lien entre le Cégep et les services de garde », a dit Bill Clennett. Les découvertes faites en Outaouais pourraient profiter d'un rayonnement provincial.
L'Outaouais est une des rares régions du Québec à ne pas compter sur un CCTT, un outil de développement régional créé voilà plus d'un quart de siècle. Le Québec compte 40 CCTT, répartis dans une trentaine d'institutions collégiales.
« Avec la reconnaissance d'un CCTT, il vient des sous. Un quart de millions de dollars récurrents si on réussit à le faire reconnaître par le gouvernement », fait valoir M. Clennett.
Déjà dans le collimateur
De son côté, la candidate libérale Maryse Gaudreault affirme que la création d'un CCTT « est dans le collimateur » des députés libéraux de l'Outaouais depuis longtemps.
L'ardeur des politiciens a toutefois été tempérée par les difficultés du Cégep de l'Outaouais à soumettre une proposition en bonne et due forme au gouvernement du Québec.
Le Cégep de l'Outaouais a proposé la création d'un CCTT en développement durable et aménagement du territoire en 2007. Sa demande, incomplète, a été refusée par le ministère de l'Éducation du Québec (MEQ).
Le MEQ a lancé deux nouveaux appels de propositions en septembre 2007 et en juin 2008. Le Cégep de l'Outaouais n'a répondu à aucun des deux, jugeant que son plan d'affaires est encore incomplet.
« Mais nous prévoyons soumettre une proposition lors du prochain appel d'offres et nous en avons avisé le ministère de l'Éducation par lettre », dit Joanne Moreau, directrice de la formation continue au Cégep de l'Outaouais.
« Il y a une grande volonté politique de notre part, dit Maryse Gaudreault, mais il faut que le Cégep de l'Outaouais soit en mesure d'accueillir le centre et de nous soumettre une proposition. Il faut que nous soyons en mesure de présenter quelque chose au ministre. »











