Déménagement de l'école catholique Montfort

Un adieu difficile, mais bénéfique

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Un adieu difficile, mais bénéfique

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Gisele Lalonde, grande défenseure de la cause de l'hôpital Montfort, a dit adieu, hier, aux anciennes installations de l'école éponyme. L'institution déménagera dans de nouveaux locaux sur la rue s Haag, dès l'an prochain.

Étienne Ranger, LeDroit

Philippe Orfali
Le Droit

C'est avec un pincement au coeur mais aussi avec une certaine impatience que quelques centaines de personnes ont dit adieu à "leur" école catholique Montfort, hier.

Le vieil édifice, bâti en 1941 et agrandi en 1973 avait besoin de rénovations majeures. C'est pourquoi le Conseil des écoles catholiques de langue française du Centre-Est (CECLFCE) a plutôt préféré investir dans de nouvelles installations situées sur la rue Den Haag, où emménageront les 484 élèves de l'école dès septembre.

Il s'agit donc d'une troisième renaissance pour l'école élémentaire catholique Montfort, dont le nom est établi depuis près de 100 ans.

La toute première école Montfort ouvre ses portes en 1912, sur la rue Dupuis à Eastview, qui devint par la suite Vanier. Il s'agissait alors d'une école pour filles seulement. L'école ferme en 1950, mais 9 ans plus tard, l'école Notre-Dame situé sur la rue Sladen à Vanier adopte ce nom, en l'honneur de la contribution au monde de l'éducation des Filles de la sagesse et de leur fondateur, Louis-Marie Grignon de Montfort.

Des milliers de personnes qui ont complété leur formation à l'école Montfort, Gisèle Lalonde est peut-être la plus célèbre. Celle qui, plusieurs décennies plus tard, allait devoir défendre l'hôpital Montfort garde d'excellents souvenirs des années qu'elle passa dans les locaux de la rue Dupuis, de 1939 à 1945.

"C'était très discipliné, c'est le moins qu'on puisse dire! J'ai reçu le martinet à cinq ans, parce que j'avais oublié une carte de messe, se rappelle-t-elle. Mais cela ne veut pas dire que c'était froid, ou détaché. Il y avait une véritable atmosphère de famille, de communauté à Montfort."

"Cette volonté de me battre pour le fait français en Ontario, c'est grâce à l'école Montfort que je l'ai obtenue", a déclaré à la foule MmeLalonde, soulignant les nombreuses activités de théâtre, de chant et d'art oratoires qui composait alors la formation scolaire.

Quelque 60 ans plus tard, la "nouvelle" école Montfort amorce un nouveau virage: tableaux électroniques, efficacité énergétique, fermeture automatique des lumières... ces nouvelles technologies détonnent avec les installations vétustes de l'ancien Montfort.

"Tout a été pensé pour être pro-environnement. Dans les cours, les élèves seront conscientisés à l'écologie et aux technologies vertes. À l'extérieur, ils verront l'impact qu'ont leurs actions", explique la directrice de l'éducation du CECLFCE, Lise Bourgeois.

La Soeur Bertha Tanguay, ancienne directrice de l'école, n'avait pas remis les pieds dans l'école de la rue Sladen depuis son départ pour l'Afrique, en 1961. "Quand j'ai entendu qu'on déménageait l'école, ça m'a beaucoup attristée, a-t-elle dit. Mais quand je suis entré ici, pour la première fois depuis presque 50 ans, j'ai vu à quel point la communauté de Montfort était toujours vivante. Ça fait chaud au coeur."

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