Ne le dites à personne, mais certains élèves de Montfort se sont même présentés à l'école la veille de la rentrée, tellement ils avaient hâte d'y être.
C'est qu'après des décennies passées dans un bâtiment désuet de la rue Sladen, l'établissement emménageait cette semaine dans des locaux tout neufs, au 350, chemin Den Haag, à quelques pas de La Cité collégiale et du Collège catholique Samuel-Genest.
«Lorsqu'on concentre nos institutions dans certains secteurs, elles encouragent la vie francophone et chacune d'entre elles profite de la présence de l'autre», estime la présidente du CECCE, Diane Doré.
L'édifice comprend une vingtaine de salles de classes. Tableaux électroniques, systèmes de son haute-définition, bâtiment vert et potager à l'arrière: tout, ici, contraste avec la «vieille» école Montfort.
Le vieil édifice de la rue Sladen, bâti en 1941 et agrandi en 1973, avait besoin de rénovations majeures. Le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE) et le ministère de l'Éducation ont plutôt préféré investir dans de nouvelles installations.
La nouvelle école Montfort se targue d'être la première école écologique du CECCE.
«C'est plus que des belles paroles, dit le directeur de l'école Dany Boisvert. Nos élèves vont s'occuper du jardin, où nous trouverons notamment des arbres fruitiers. Et nous avons une enseignante, avec son propre local, qui s'occupera de l'enseignement des sciences de la nature et du développement durable. L'environnement va faire partie intégrante de l'enseignement, dans la plupart des matières.»
Même les couleurs des planchers et des murs ont été sélectionnés pour évoquer la nature.
Une riche histoire
Les débuts de l'École Montfort remontent à 1912, lorsque la première école portant ce nom a ouvert ses portes sur la rue Dupuis, à Eastview (maintenant le secteur Vanier d'Ottawa). Il s'agissait alors d'une école pour filles seulement. L'école ferme en 1950.
Mais neuf ans plus tard, l'école Notre-Dame, située sur la rue Sladen, adopte ce nom en l'honneur de la contribution au monde de l'éducation des Filles de la sagesse et de leur fondateur, Louis-Marie Grignon de Montfort.
«Ça faisait des années que nous demandions une nouvelle école, car la vieille ne répondait plus aux besoins de la population, explique le président du conseil d'école, Sylvain Giroux. Nos souhaits ont été exaucés. C'est le jour et la nuit.»
Parallèlement, les écoles catholiques d'Ottawa ont présenté un autre petit nouveau, cette semaine: leur nouveau nom, plus facile à retenir. Le Conseil des écoles catholiques de langue française du Centre-Est (CECLFCE) sera désormais appelé le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est, ou CECCE.
«C'est simple et facile à retenir», illustre la directrice des communications du conseil, Roxanne Deevey.











