C'est la réalisation d'un rêve d'enfance pour Natalie Melanson et Simon Cremer. Lundi prochain, ils poseront les pieds à Vancouver. Pendant trois semaines, ces participants au projet FrancoMédias 2010 couvriront les cérémonies d'ouverture et de fermeture des Jeux olympiques, les nombreux événements sportifs et culturels et la vie quotidienne de Vancouver-Whistler. Comme de vrais journalistes.
Les jours passés à Vancouver et Whistler seront éprouvants pour ces 23 reporters originaires des quatre coins du pays, reconnaît Natalie Melanson.
L'étudiante de l'Université d'Ottawa est originaire du village de Shemogue, un hameau de 500 habitants situés au sud-est de Moncton. Elle rédige actuellement sa thèse de maîtrise, qui porte sur le journalisme sportif.
«C'est difficile de savoir à quoi s'attendre, car ce sont les Olympiques et tout peut arriver. Cela dit, ce sera inoubliable, j'en suis sûre», dit-elle avec son accent typiquement acadien.
«Je suis très fière d'y être, car je serai l'une des seules Néo-Brunswickoises présentes. Aucun athlète de notre province n'a été sélectionné afin de participer aux compétitions.»
«Ça va rouler!»
Pendant les trois prochaines semaines, de 7h à minuit, la vingtaine de reporters sera à l'oeuvre sur les deux sites olympiques. «L'adrénaline va couler à flots, les heures vont être longues. On se repose et on se prépare. J'ai super hâte», résume Natalie Melanson.
«Ça va rouler!», reconnaît Simon Cremer, qui en plus d'être pupitreur au Droit est journaliste au journal francophone de l'Université d'Ottawa La Rotonde et effectue la mise en page de deux revues étudiantes.
L'étudiant en communication aura «l'honneur» de couvrir le hockey masculin et le curling. «L'expérience sera intéressante, dit-il, car nous aurons la chance de voir les 'vrais' journalistes à l'oeuvre. Immanquablement, on sera meilleur à faire ce travail, à notre retour.»
Lus et entendus partout
Les textes et reportages radios produits par ces jeunes journalistes seront repris à l'échelle du pays par les médias partenaires, regroupés au sein des réseaux de radios communautaires, des hebdomadaires du Québec et de l'Association de la presse francophone du Canada.
«Comme la plupart de ces médias ne publient pas chaque jour, notre couverture sera un peu différente des grands médias», soutient l'un des accompagnateurs du volet presse écrite, le journaliste Danny Joncas. «Ainsi, bien qu'on couvre la plupart des compétitions sportives, les journalistes produiront aussi des portraits d'athlètes canadiens et des textes d'ambiances.»
Tout le contenu produit par ces journalistes sera également diffusé sur le site web du projet, www.francomedias2010.ca. Les journalistes seront aussi actifs sur les sites Twitter et Facebook.
«C'est un peu ça le concept de FrancoMédias, couvrir l'événement différemment. J'ai hâte de parler aux bénévoles francophones qui sont partis de l'Île-du-Prince-Édouard pour offrir des services adéquats en français, par exemple», dit Natalie Melanson.
Porfali@ledroit.com












