Claudette Paquin tire sa révérence

Claudette Paquin croit que la Télévision francophone de... (Photo courtoisie)

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Claudette Paquin croit que la Télévision francophone de l'Ontario a réussi à s'ouvrir à d'autres téléspectateurs, sans perdre de vue son mandat de chaîne communautaire.

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Philippe Orfali
Le Droit

La télévision francophone de l'Ontario, TFO, perd l'été prochain sa directrice générale. Claudette Paquin quitte le navire, 20 ans après son entrée à ce qui s'appelait alors La Chaîne.

La date de sa retraite avait été déterminée depuis quelques années, dit-elle. C'est donc avec sérénité qu'elle aborde ses derniers mois la tête de TFO.

 

Bien des choses ont changé depuis que la dame originaire de Penetanguishene a pris les rênes de TFO, en 2000. «Bien des défis ont été rencontrés, dit-elle. Et surtout, on les a relevés.»

Indépendance

En 2006, la télévision française, depuis toujours gérée par le même conseil d'administration que la chaîne anglaise TVOntario, devenait totalement indépendante. L'une de ses grandes victoires.

«C'était tout simplement logique, pour la télévision des francophones de la province, d'être indépendante. Depuis l'adoption de la loi sur les services en français (en 1986), nous avons obtenu nos collèges et conseils scolaires entièrement francophones. Il fallait que TFO, qui relève du milieu de l'éducation, obtienne elle aussi son indépendance.»

Dramatiques faites maison

Autre accomplissement: Francoeur, la première grande série dramatique canadienne en français créée à l'extérieur de la Belle province. Une bataille ayant duré des années, selon Claudette Paquin.

«Créer des séries dramatiques francophones à l'extérieur de Montréal c'était pratiquement impossible. Alors, à l'extérieur du Québec?! Maintenant, la preuve est faite. La qualité de nos écrivains, de nos comédiens, scénaristes, réalisateurs et producteurs, c'est prouvé.»

La saga Francoeur, tournée dans l'Est ontarien, s'est finalement échelonnée sur quatre saisons, et a donné des petits, dont Météo ", produite et réalisée à Sudbury.

Portée hors-Ontario

Et les Franco-ontariens n'ont pas été les seuls à pouvoir suivre ces émissions, rappelle MmePaquin. Sous sa direction, TFO a étendu sa diffusion à d'autres provinces disposant d'une population francophone significative, dont le Nouveau-Brunswick, le Manitoba et le Québec.

«En bout de piste, on a su s'ouvrir à d'autres téléspectateurs, sans jamais perdre de vue notre mandat, qui est d'être la chaîne éducative et culturelle de la communauté francophone de l'Ontario. En télé, un milieu composé d'artifices et de distractions, de garder les yeux bien arrimés à notre clientèle, j'en suis très fière.»

Porfali@ledroit.com

 

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