Et pas n'importe lequel : le plus jeune de l'histoire de l'organisation. Un immense honneur, reconnaît le Vaniérois d'origine, mais surtout un signe que son travail, et son dévouement au fait français ontarien - par sa participation à une multitude de projets et comités - sont reconnus.
« J'ai quand même 30 ans, donc ça fait bizarre d'être le plus jeune membre de la Compagnie », dit le président sortant de l'Association des professionnels de la chanson et de la musique (APCM). « Il arrive un moment où on est de moins en moins jeune, il faut croire... »
C'est notamment à cause de son engagement à l'APCM que M. Ouimet a mérité sa récente distinction. Créée en 1979, la Compagnie des Cent-Associés francophones a pour objectif de souligner et d'encadrer les grands défenseurs du fait francophone en Amérique du Nord, et au Canada en particulier.
« Dans cette organisation, on est davantage reconnu en fin de parcours. Moi, je suis seulement en milieu de parcours. C'est tout un honneur, une tape sur l'épaule. J'ose croire que je fais quelque chose de bien. »
Son engagement, pourtant, est arrivé presque par hasard. « Mon implication à l'ACPM a commencé au début des années 2000. L'organisme était moribond. J'ai eu à le rebâtir. J'en ai hérité un peu malgré moi, peut-être par naïveté. J'ai donné cinq ans à l'Association, de 2006 à 2010 », explique-t-il.
L'ACPM n'est qu'un seul projet parmi bien d'autres auxquels M. Ouimet a participé. Il a également joué un rôle important dans l'établissement de la Radio de la communauté francophone d'Ottawa.
Ancien de l'Université d'Ottawa, il a aussi été membre du comité de la vie socioculturelle en français de cette institution. C'est sans parler de sa place au sein de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario. À travers celle-ci, il a notamment pu parler de la réalité franco-ontarienne au maire de Québec, Régis Labeaume.
En 1997, il a aussi été l'un des artisans du volet musique des Jeux franco-ontariens. Deux ans plus tard, ce volet devenait réalité, alors qu'il était lui-même le premier représentant en musique aux Jeux de la francophonie canadienne.
Une motivation naturelle
Une implication dans autant de projets variés ne peut pas être entièrement le fruit du hasard. Sa motivation, Jean-Michel Ouimet la trouve surtout chez les gens qui l'ont entouré, au sein de toutes ces différentes organisations.
« Je pense que j'ai eu la chance - ou l'occasion - d'avoir été entouré de gens extrêmement impliqués dès le secondaire. J'ai été conseillé par des gens passionnés. Plusieurs personnes impliquées dans les divers dossiers touchant à la francophonie. Une chose amène à une autre... », dit M. Ouimet
Cette approche touche-à-tout au bénévolat ressemble drôlement à son quotidien professionnel. À travers Klash Média, il s'implique notamment dans la production musicale pour des pièces de théâtre.
« La semaine passée et celle qui se termine constituent un bon échantillon de mon travail », explique le diplômé de l'École nationale de la chanson de Granby. Pendant ces 14 jours, M. Ouimet aura participé à la production de la récente campagne «Je Frenche mon vote» de l'AFO, à la musique d'une pièce de théâtre, de même qu'au lancement du nouveau disque de Paul Demers, qu'il a co-réalisé.
Avec des habitudes de travail aussi variées, on pourrait être tenté de quitter la région pour Montréal, par exemple, où le milieu artistique a la réputation d'être plus développé. Ça n'est pas dans les plans de M. Ouimet.
« J'aime tellement la région. J'aime l'Ontario français et l'Ontario en général. J'ai eu la chance de faire des tournées avec Improtéine (une troupe d'improvisation). On a vu 200 écoles franco-ontariennes. On a tout vu. Je n'ai jamais eu le goût de partir. »










