S'ils utilisent tant le romarin, c'est qu'il coûte trois fois rien et qu'ils en ont habituellement sous la main. Herbacée annuelle, le romarin pousse facilement en buisson, l'été, même dans nos contrées nordiques. Alors, les chefs qui ont le pouce vert en ont toujours dans leur petit jardin, avec d'autres fines herbes essentielles à la cuisine, comme le basilic, le thym et la sauge.
L'avantage du romarin, comme plante, c'est qu'il nécessite peu de soin, peu d'eau. Il n'est donc pas étonnant d'apprendre qu'il tire son origine des collines brûlées par le soleil de Provence, ainsi que de l'Espagne et du Portugal. Là, le romarin est indigène et croît un peu partout.
De là, il a essaimé et depuis fort longtemps, car les Égyptiens le connaissaient déjà: on dit qu'ils en mettaient dans les tombes des pharaons pour aider leur voyage aux pays des morts. Les Grecs en faisaient des couronnes pour stimuler leur mémoire. Les Romains l'ont associé à Vénus, la déesse de l'amour, et le romarin en est venu à représenter la fidélité... et à être utilisé lors des mariages. Au Moyen-Âge, les superstitieux glissaient une tige de romarin sous leur lit pour éloigner les cauchemars et les mauvais esprits.
En Amérique
C'est à cette époque qu'il a été transporté par bateau d'Europe jusqu'en Amérique, où on a appris à le protéger du froid.
Son nom, romarin, est calqué sur son appellation latine, ros marinus, qui signifie «rosée de mer». C'est son nom anglais, rosemary, qui porte plus à confusion. On l'associe à la Vierge Marie, qui aurait jeté sa cape bleue sur un buisson de romarin, lors d'une halte dans sa fuite avec l'Enfant Jésus. Ses fleurs blanches auraient alors tourné au bleu et c'est ainsi, racontent certains, que le nom aurait tiré sa source.
Bien de ces histoires sont l'étoffe de légendes, on le voit, mais ce qui est bien vrai, par contre, c'est que le romarin démontre des vertus alimentaires et aromatiques certaines.
Sa tige bien ferme permet aux amateurs de brochette de l'utiliser à la place des inintéressants piquets de bois qui servent à enfiler cubes de viande et légumes à griller. Il se marie particulièrement bien avec l'agneau, et on piquera le rôti d'aiguilles uniformément réparties pour aromatiser la chair d'une douce odeur de pin. Mais on peut l'utiliser avec toutes les viandes, le poisson, les soupes, les légumes. Il égaye les vinaigrettes. En réalité, il est très polyvalent et procure un air de Provence à vos plats.
Plus facile encore, essayez juste de jeter quelques minces feuilles de romarin sur votre barbecue avant de commencer la cuisson.
En parfumerie
En parfumerie, son huile essentielle est également utilisée pour procurer une odeur particulière à certains cosmétiques, ou pour simplement donner un caractère apaisant à un bon bain chaud, après une journée éreintante. Au fil des siècles, on lui a même attribué des propriétés étonnantes, comme ceux de guérir la dépression, les problèmes de digestion, les maux de tête, les spasmes musculaires, de stimulant capillaire, la frigidité (à l'époque, car aujourd'hui, les féministes vous diront qu'elle n'existe pas... ou plus), les problèmes d'intestin,etc.
Mais l'histoire la plus invraisemblable n'est malheureusement pas d'ordre culinaire, mais médical. Il servit aussi d'élixir de jeunesse.
À l'âge de 72 ans, la reine Isabelle de Hongrie, au XVIe siècle, était souffrante de la goutte et une décoction de romarin lui a redonné tant de jeunesse qu'elle en séduisit le jeune roi de Pologne, qui n'avait pas 30 ans. Il la demanda en mariage... mais elle refusa pour entrer en religion! Cette «eau de la reine de Hongrie» fit un malheur dans la royauté européenne de l'époque!
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SUR LA FOURCHETTE
Un nouveau petit resto spécialisé dans les frites vient d'ouvrir sur la rue Eddy, dans le secteur Hull. « Mille et une frites « propose d'excellentes frites, hambourgeois, mayonnaises maison, etc. Le fruit du travail de Marc Gravelle et d'Anick Lavigne. On le trouvera au 58, rue Eddy. Téléphone : 819 2051095.
Peu connus, les vins d'Israël. Ils seront pourtant à l'honneur au prochain repas de la Société des vins canadiens et latino-américains(!), demain, 3 septembre. Apéritif à 18 h 30, repas à 19 h au restaurant Trio, de l'hôtel Novotel, à Ottawa. Tarif : 80 $ par personne, taxes et services inclus. Quatorze vins d'Israël au menu. Inscription par courriel à l'adresse francois.belisle2@sympatico.ca.
Le Concours des livres culinaires canadien a dévoilé ses finalistes pour ses prix, qui seront remis le 6 novembre prochain, à Toronto. Dans les livres de cuisine, notons celui de Ricardo Larrivée, Ricardo : parce qu'on a tous de la visite, des Éditions La Presse. Il y a aussi deux autres catégories : meilleure livre d'intérêt particulier sur l'alimentation, et meilleur livre sur la promotion de notre culture culinaire, comme Québec capitale gastronomique, par la journaliste Anne L. Desjardins, aussi aux Éditions La Presse. Des prix équivalents sont disponibles en anglais.











