Nos ancêtres nous l'ont légué des Indiens des nations huronnes et algonquines, qui s'en nourrissaient, selon certaines sources historiques. Les premiers colons auraient combattu les famines en observant les autochtones qui mangeaient ces racines comestibles que certains auraient appelées « noix de terre « et même « truffes du Canada «. Samuel de Champlain en a rapporté à la cour du roi de France, Henri IV, et c'est par une bizarre de coïncidence que ce légume bien particulier a pris le nom de topinambour. On raconte qu'au même moment, le roi de France avait accueilli quelques Indiens d'une tribu des côtes du Brésil, les Topinambas, ou Topinambous. Quelque part, il y aurait eu confusion et on aurait conclu que les uns et les autres étaient reliés entre eux.
(En anglais, l'histoire est encore plus tordue. Le topinambour a été baptisé « Jerusalem artichoke «, alors qu'il n'est ni artichaut ni de Jérusalem. La plante du topinambour est de la même famille que le tournesol et les Italiens l'avaient appelé « Girasole articiocco «, parce que sa fleur suit le soleil comme le tournesol. L'oreille anglaise aurait modifié le mot « girasole « pour Jérusalem, laissant ainsi croire que le Proche-Orient avait une paternité quelconque avec le topinambour. De plus en plus de gens l'appellent aujourd'hui « sunchoke « ou « sunroot «.)
Pour les diabétiques
Le topinambour est difficile à trouver. Denise Séguin et Mohamed Belmadani, de la Ferme Orient, en cultivent. Leur saison au marché By s'est terminée, mais ils en ont toujours à la ferme, à Saint-Pascal-Baylon. Le petit magasin Byward Fruit Market, sur le marché By, en tient aussi. Si vous en trouvez ailleurs, faites-moi signe.
À première vue, on confond le topinambour avec le gingembre frais : les deux sont des racines brunâtres, des bulbes un peu difformes. On peut peler le topinambour si on veut, mais ce serait gaspiller une partie de sa chair. Pelé, il ressemble à la pomme de terre et on peut en faire une purée, mais la ressemblance s'arrête là. Le topinambour contient un hydrate de carbone (inuline, à ne pas confondre avec insuline) que le corps n'assimile pas. Ce qu'il ne procure pas en sucre, il l'élimine autrement par des flatulences. Des pets, pour être bien clair. C'est encore pire si on les cuit à l'eau.
Alors préférez-les nature, râpés ou taillés en salade par exemple, au lieu des châtaignes d'eau, ou sautés au beurre. Il est riche en vitamines A, C et B3, en fer, en fibres et en sels minéraux (potassium).
Longtemps boudé
Le topinambour se cultive facilement. Il est plein d'énergie. Il a un goût particulier, pas mauvais, auquel on s'habitue. Alors pourquoi n'en consomme-t-on pas plus ? En partie en raison de la mauvaise réputation que les Européens lui ont donnée, pendant la Seconde Guerre mondiale. Sous l'occupation allemande, les autorités germaniques réclamaient des aliments pour ses soldats. Un fermier qui cultivait des pommes de terre devait les offrir aux Allemands. Le topinambour n'était pas dans la liste des produits « confisqués « et on s'est mis à en cultiver avec ferveur. Au point où les gens s'en sont lassés, écoeurés même.
« Les Européens qui les voient font la grimace et ne veulent rien en savoir ! « a expliqué Denise Séguin, de la Ferme Orient.
Mais vous qui êtes plus jeunes, moins français, vous n'avez qu'à vous faire votre propre idée sur cette plante bien de chez nous, le topinambour.
Sur la fourchette
Le dimanche 15 novembre, quatre diplômés du Centre de formation professionnelle Relais-de-la-lièvre vous invitent à un repas gastronomique au bénéfice du Club des petits-déjeuners du Québec. Marc-André Berlinguette, Susie Tompson, Mélissa Joly et Patrick Lehoux font la promotion des produits du Québec et proposent un menu d'huîtres, foie gras, saumon, caille, sanglier du Québec, fromages, etc. Cela aura lieu au restaurant Le Tartuffe, où l'on peut se procurer des billets à 125 $, tout inclus
Matthew Carmichael, chef des restaurants E18hteen et Social, sur le marché By, a remporté la compétition locale « Des chefs en or «, mercredi dernier. Sa morue charbonnière et sa pieuvre ont séduit les juges et les 400 gourmands qui étaient là pour le bénéfice des athlètes olympiques. Il a devancé Michael Blackie, du Centre national des arts, et Ben Baird, du restaurant The Urban Pear
Fermé pendant quatre mois, Signatures, le restaurant du Cordon Bleu, rouvre ses portes cette semaine, au 453, rue Laurier est, à Ottawa. De table haut de gamme, Signatures baissera d'un cran pour se rendre plus accessible. Et les étudiants de l'école adjacente seront désormais mis à contribution, alors qu'ils se contentaient jusqu'ici de faire de « l'observation «











