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Parc Lansdowne

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Le Droit

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Commentaire (1)
    • Lansdowne Live
      VISION
      La plan de partenariat pour le parc Lansdowne est un plan exceptionnellement bien articulé qui laisse à réfléchir non seulement sur le coût des industries professionnelles engagées pour le créer mais aussi sur l?absence d?organismes gouvernementaux qui devraient eux aussi avoir un mot à dire dans sa conception. On laisse sous-entendre que la vision d?un parc Lansdowne transformé inclue le canal Rideau sans se soucier du fait que la vision de Parcs Canada pour le Canal Rideau, un site historique à l?échelle mondiale, n?inclue possiblement pas ce Parc Lansdowne transformé qu?on nous propose.

      La CCN, elle, ne voudrait possiblement pas ce nouveau stade et hôtel si proche de leur terrain qui était autrefois la propriété du l?ordonnance militaire britannique pour protéger le canal. Les forces policières, de toutes espèces, verraient d?un mauvais ?il la présence d?édifices qui seraient propices à des attentats d?assassinat tel qu?il est arrivé pour celui de John F Kennedy. Ce plan passe outre aussi au besoin de laisser un passage libre en tous temps au service d?incendies de la ville d?Ottawa qui dessert les vieils Ottawa est et Ottawa sud par le seul pont de la rue Bank.

      Ce plan visionnaire ne semble pas concevoir la possibilité de redonner au parc Lansdowne ce plan d?eau naturel créé par la construction du canal Rideau qui servait probablement au transport de bestiaux pour les jours de foire d?autrefois au parc Lansdowne. Ce plan d?eau faciliterait de nos jours l?accès facile au canal par les patineurs en hiver. La vision myopique de ce plan de partenariat public-privé entre la ville d?Ottawa et une entreprise absolument commerciale dont le nom n?est même pas traduisible en français ignore le besoin de plus en plus urgent de permettre un passage piétonnier et cyclable pour les enfants, étudiants, travailleurs et personnes âgées qui doivent se rendre d?un côté à l?autre du canal sans la traverse dangereuse du pont de la rue Bank et celles des promenades de la Reine Elizabeth et du Colonel By. Les patineurs en hiver en savent quelque chose.

      En plus, le plan officiel de la ville d?Ottawa impose une intensification résidentielle des lieux habitables des vieux quartiers de la ville d?Ottawa. Les parcs Rockcliffe et Brittania qui étaient accessibles autrefois par tramway ne le sont plus par
      les personnes dépendantes des moyens de transports publics. Un grand parc communautaire avec de la vrai herbe, des arbres, bancs et tables de pique-nique compenserait pour tous ces parterres et jardins qui disparaissent à
      vue d??il pour être remplacés par des condos avec portes de garage massives.

      Le plan visionnaire de ce partenariat public-privé prend pour acquis que les contribuables d?Ottawa désirent un plus grand stade sportif sur les lieux du parc Lansdowne ce qui est probablement pure chimère vu la déconfiture des équipes de rugby-football précédents. Quoique qu?on peut dire sur la mauvaise gestion, ces fiascos d?autrefois étaient en grande partie dûs au manque de facilité de circulation, de stationnement et un service inadéquat de transport en commun et on peut aussi dire qui les goûts ont changé et que les gens en général ne veulent plus de sports violents à coûts exorbitants au profit de très grosses entreprises commerciales avec actionnaires anonymes.

      Enfin, cette vision défectueuse d?un parc Lansdowne transformé parle d?un respect du patrimoine architectural sans faire mention de l?obtention du consentement des agences gouvernementales ontariennes sur le patrimoine. Il se peut fort bien que cette soi-disante vision nouvelle ne soit pas partagée par la régie provinciale du patrimoine.

      PATRIMOINE

      Le Pavillon Aberdeen
      Ce bâtiment, vieux de 110 ans, possédant un vaste intérieur sans piliers, n?est pas chauffé. C?est la raison principale pourquoi il a pu traverser le ravage des temps. Pour la même raison que des aliments se conservent dans un réfrigérateur bien ventilé, la circulation de l?air, le maintien de l?humidité et la basse température réduisent grandement le moisi et la décomposition des matériaux. Des aires de rassemblement, des mezzanines, des restaurants et la présence constante des humains auront un effet direct sur la décomposition de l?intérieur de cet édifice. Ceci demandera un maintien constant et coûteux par le propriétaire, la ville d?Ottawa et ceci ne semble pas avoir été mis en compte par le partenariat. Sinon, au bout des 30 ans de bail gratuit, cette belle grande dame du 19ième siècle sera en état moribond.


      Le bâtiment de l?horticulture
      La désignation provinciale de « site du patrimoine » est pour l?édifice entier et non pas seulement pour sa façade. Il n?y a aucune raison valable de détruire ou de déplacer quoi que se soit. Il suffit tout simplement de remplacer la vielle peinture à base du plomb qui s?écaille. Un déplacement divisera le marché des fermiers en deux moitiés à part, ce qui sera à l?encontre de sa vitalité communautaire et commerciale.

      Le Colisée
      Il n?est pas nécessaire de détruire cet édifice. Un stationnement sous-terrain, probablement dans un sol très sableux peut facilement se faire entre le Colisée et le bâtiment de l?horticulture où est présentement le stationnement no.5. Un édifice à quelques étages au dessus, en respectant l?architecture du quartier, tel que l?édifice de stationnement municipal entre les rues Clarence et Murray dans la basse Ville, devrait suffire à tous besoins autre qu?à accommoder des foules prévues pour des joutes de rugby-football. Les autres endroits du Parc Lansdowne tel que les terrains de stationnement présentement asphaltés ne sont probablement pas propices à du sous le nom d? « espace vert ».

      stationnement souterrain puisqu?ils étaient autrefois des surfaces inondées par le canal Rideau. Ceci est la raison d?être des faux parterres proposés qu?on nous passe

      ESPACE VERT

      Le canal Rideau a été construit à Ottawa en inondant un « gulley « qui recevait ses eaux de différents ruisseaux tel que le ruisseau Patterson et les versait dans la rivière Rideau. On érigea un barrage en haut d?où sont présentement le carrefour des rues King Edward et Mann et l?Université d?Ottawa et on fit une coupe dans le sol vers le marécage du lac Dow et une autre coupe vers un marécage où est maintenant situé l?hôtel de ville. Le marécage du lac Dow fut contenu entre deux barrages et une autre coupe fut faite jusqu?aux chutes de Hog?s Back.
      Le gulley du Parc Lansdowne s?est donc rempli et les terrains avoisinants furent inondés tel que le Brown?s inlet d?aujourd?hui. Le Citizen du 4 octobre 2009, page A7, nous montre un croquis du parc Lansdowne en 1879 avec un grand plan d?eau où est présentement situé le terrain asphalté du parc.

      Le plan de partenariat du parc Lansdowne ne nous offre rien de nouveau avec leur « cour avant ». Il ne fait que paysager un étang tel qu?il en existe un peu en aval entre la promenade de la Reine Elizabeth et le canal Rideau près de la 5ieme avenue. Le recouvrement Grasspave n?est vraiment pas écologique puisque qu?il consiste d?anneaux plastiques non-biodégradables. Mieux vaux de vrais parterres tels qu?on les trouve au parc municipal Andrew Haydon sur la rive de la rivière Ottawa dans Nepean. En fait, si la promenade de la Reine Elizabeth pourrait contourner le parc Lansdowne comme elle le faisait autrefois, avec un rond-point en face du parc, sur la rue Bank, la rive du canal Rideau pourrait faire partie du parc Lansdowne et ceci rehausserait la valeur de site patrimonial mondial du canal Rideau.

      La durabilité du parc Lansdowne serait beaucoup plus acceptable par tous les paliers de gouvernements si le plan de partenariat envisageait l?installation d?un pont piétonnier et cyclable pour rejoindre les trois quartiers des vieils Ottawa est et Ottawa sud et du Glebe. Avec le réseau de pistes cyclables de la CCN, le parc Lansdowne serait accessible à tous les résidents de la région, incluant Gatineau. En ayant des bistros et autres restaurants attrayants avec mire sur le canal Rideau et non sur la rue Bank, on pourrait créer une activité commerciale intéressante hiver comme été avec un usage minimal d?automobiles.

      COMMERCIAL

      Le couloir commercial de la rue Bank est un couloir de transit de la même espèce que les rues Bronson, O?Connor & Main. Avec quelques exceptions, il y a peu de commerces qu?on peut appeler des commerces de destination. Les épiceries, la ferronnerie, les restaurants, les librairies, les pharmacies desservent tous une clientèle locale, en majeure partie piétonnière. Le grand centre d?achats de Billings Bridge est tout prêt et très accessible en automobile sinon à pieds (avec exception des heures de pointe). La revitalisation du parc Lansdowne en matière commerciale devrait miser sur la mise en valeur de la proximité du canal Rideau en hiver comme en été. Une telle revitalisation nous donnerait de la vrai herbe, des arbres, des bancs, des douches «splash-park », du sable estival comme sur le bord de la Seine à Paris, des restaurants bistros, du patinage artistique sur billes ou sur glace, la pratique du skateboard etc. Le parc Lansdowne, devenant un site touristique lié avec le canal Rideau, saura bien satisfaire les besoins de taxes foncières de la ville d?Ottawa aussi bien que les profits des investisseurs et des commerçants. Nul est besoin de cinémas, d?hôtellerie ou de la restauration qui trouvent dans tous les grands centres d?achats ordinaires des banlieues de la région.


      STADE

      Il est insensé de croire que si l?on réaménage le stade pour une capacité de 24,000 personnes que les gens iront. Ce n?est pas que la ville d?Ottawa et ses environs ne peuvent pas fournir ce nombre de spectateurs mais que l?accroissement continuel de la circulation de véhicules dans tous les quartiers et voies des parties centrales des villes d?Ottawa et Gatineau diminue directement tous désirs de s?y mettre le nez. Le parc Lansdowne au bout de la rue Bank n?est plus l?emplacement désirable d?un stade de jeux qu?il était il y a cinquante ans. La ville d?Ottawa ferait mieux d?investir les dollars de ses contribuables dans un stade lié à un moyen de transport rapide sur rail qui lierait l?aéroport d?Ottawa à l?aéroport de Gatineau, en plus des banlieues, le Casino de lac Leamy, les centres d?achats, les centre-villes, les quartiers chinois et italiens, les lieux de travail etc. En plus, un tel stade pourrait être proche d?une autre voie rapide est-ouest, d?Orléans à Kanata. Les messieurs du partenariat, à
      l?exemple de leurs prédécesseurs, feraient mieux de voir plus loin dans leur projets et d?investir leurs sous dans un stade et des propriétés promettant un meilleur succès et une rentabilité à plus long terme.

      Un stade plus petit et même sans toit pourrait servir aux joutes interscolaires et interuniversitaires. On pourrait y ramener les pistes de courses qui s?y trouvaient avant qu?on les déménage au stade Terry Fox de Mooney?s Bay. Un petit stade satisferait aussi aux rassemblements religieux, politiques et communautaires aussi que des artistes et autre performances du genre, comme il se faisait autrefois. La ville d?Ottawa est reconnue pour ses festivals en été et le parc Lansdowne est bien situé pour en accommoder plusieurs.

      GOUVERNANCE

      La structure de la gouvernance proposée en est une qui est très difficile à comprendre par les contribuables. On nous parle avec un jargon propre aux comptables et aux gestionnaires et peut-être aux politiciens. On nous donne des mots tels que « revenue-neutral » dont la définition est problématique. Cette expression veut-elle dire « nous nous n?attendons pas à un profit et nous espérons de ne pas avoir une perte »? On nous parle de conduite d?activités en toute transparence et pourtant, ce n?est qu?à se faire sortir les vers du nez que l?administrateur de la ville d?Ottawa nous apprend que le pavillon Aberdeen serait loué à bail au partenariat gratuitement pendant trente ans.


      TRANSPORT

      La ville d?Ottawa possède un excellent système de transports en commun. Il y a des autobus dans tous quartiers de banlieue, des voies rapides et une voie pour un train léger. Comment se fait-il alors que toutes les voies et rues principales sont congestionnées en tous temps aux heures de pointes? Une réponse facile est que les citadins d?Ottawa et de Gatineau préfèrent se servir de leurs voitures pour se rendre au travail ou pour faire leurs emplettes ainsi que pour toutes les autres activités de leur vie quotidienne. Il est présomptueux de penser que ces mêmes citadins feraient autrement pour se rendre au parc Lansdowne.

      L?analyse des transports du partenariat pour le parc Lansdowne, qui n?est pas signée, nous propose que seulement 52% des personnes venant à un spectacle de 15,000 à 20,000 personnes (le stade est construit pour 24,000 personnes) prendront leur voitures avec l?intention de stationner dans les environs ou sur le site (total de 4,160 voitures).

      Il faudrait être exceptionnellement crédule pour croire en ces chiffres. Au tournois international de hockey junior, au début du janvier dernier, j?ai observé au moins six voitures arrêtés sur le bord du Queensway en direction est et en attente de s?engager sur la bretelle menant à la rue Bronson. Cette étude sur le transport semble être conçue seulement pour prédire l?usage désirée d?un certain nombre de transport en commun. Il y a rien dans cette étude qui nous averti sur les embouteillages de voitures sur toutes les routes, incluant la 417, se rendant et revenant du parc Lansdowne. On ne fait pas mention qu?il existe qu?un seul pont en direction sud du parc Lansdowne ni fait-on état du fait que ce seul pont est une voie d?urgence unique utilisée par le service des incendies et aussi par les ambulanciers et la gendarmerie. Qu?arriverait-il aussi s?il y avait un accident sur ce pont? Du parc Lansdowne, il n?y a qu?une seule sortie sur la rue Bank et cette rue sera enlignée avec des autobus sur les deux sens. Par où passeront les voitures? L?hôtel proposé logera surement des gens de villes éloignées. Comment les taxis se rendront-ils a l?aéroport?

      On peut facilement prévoir la déconfiture des activités sportives proposées pour le parc Lansdowne. Les contribuables devront-ils encore une fois payer pour un stade inutilisable? Ils n?ont pas fini de payer la note du stade de baseball des Lynx autrefois.

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