Cela explique pourquoi il y a tant de pression sur Barack Obama pour qu'il mette la clef dans la porte de cette geôle où des accusés ont croupi pendant des années en attendant de savoir ce qu'on leur reprochait vraiment. Et ne parlons pas du simulacre de procès qui a été prévu pour eux...
L'inauguration de la présidence de M. Obama arrive et tous cherchent à décrypter chacun des signes émanant de lui ou de son équipe de conseillers. À propos de Guantanamo, une parcelle de terrain située sur l'île de Cuba, les indices sont vagues. Certains croient que le président Obama pourrait donner un ordre de fermeture dans les 10 premiers jours de son mandat, de façon à bien marquer le début d'une nouvelle ère. D'autres pensent par ailleurs que la fermeture ne se ferait pas pendant les trois premiers mois parce que l'administration américaine devra réviser chacun des dossiers des quelque 250 hommes qui s'y trouvent encore.
Le plus tôt sera le mieux, de toute évidence. Mais nous pouvons convenir qu'à ce stade-ci, après des années à bafouer les conventions internationales, ce n'est pas 10 ou 100 jours qui changeront grand-chose. L'important demeure que ce soit fait tôt.
Cette question à propos de Guantanamo est d'intérêt aussi pour le Canada car un jeune citoyen canadien y est toujours emprisonné. Il s'agit évidemment d'Omar Khadr, accusé d'avoir tué un soldat américain en 2002. Âgé aujourd'hui de 22 ans, il attend en prison depuis ce temps... ce qui signifie qu'il avait 15 ans lors de l'événement. Cette nuance est d'une grande importance car cela fait de lui un «enfant-soldat». L'ex-général canadien Roméo Dallaire, aujourd'hui sénateur, a depuis plusieurs mois ajouté sa voix aux défenseurs de Khadr, et l'a fait une autre fois, hier à Washington. Dimanche, Amnistie internationale avait organisé une manifestation devant le consulat des États-Unis, à Montréal.
Les gouvernements libéral de Paul Martin et conservateur de Stephen Harper ont tous deux ignoré les appels de défense de M. Khadr.
Cet entêtement doit cesser et lorsque le premier ministre Harper rencontrera Barack Obama lors du premier voyage à l'étranger de celui-ci à titre de président des États-Unis, ce serait une fort bonne idée de soulager les Américains de ce prisonnier qui constitue une épine au pied pour les deux pays en demandant son retour en sol canadien.
Imagination à l'oeuvre
Dans 20 ans, si tout finit par aboutir, on saluera peut-être la vision de Robert Bourdeau et de ses deux acolytes, Mathieu Mault et Germain Laflèche, pour leur rôle dans l'Académie canadienne internationale de hockey. Ils incarnent le fait qu'il ne faut parfois qu'une bonne dose d'imagination pour accoucher d'une idée si prometteuse. C'est tout à leur honneur.
Tout n'est pas terminé, au contraire. Il ne manque plus que de ficeler le financement de l'ACIH, une affaire de 27 millions $ qui pourrait voir le jour à Russell. Les temps sont durs et peu propices aux rêves qui coûtent beaucoup de sous.
Souhaitons qu'ils y arrivent. Parce que l'idée de concentrer en un seul campus multidisciplinaire des hockeyeurs de talent est, justement, unique et porteuse d'avenir.
Bonne chance aux promoteurs de ce projet structurant pour l'est de l'Ontario !











