Le parc de la Gatineau est en partie un parc urbain et geler de façon permanente ses limites incluant celles qui sont au coeur de la ville de Gatineau s'avérerait impraticable. Nul besoin de chercher bien loin pour en voir une preuve: il suffit de regarder du côté de la ceinture de verdure, à Ottawa, pour tirer des leçons après un demi-siècle de création.
Le parc de la Gatineau est en partie un parc urbain et geler de façon permanente ses limites incluant celles qui sont au coeur de la ville de Gatineau s'avérerait impraticable.
La ceinture de verdure avait été imaginée par l'urbaniste Jacques Gréber afin qu'elle agisse, en quelque sorte, comme le poumon de la capitale. Personne ne remet sérieusement en question le bien-fondé de cette décision, mais nous en voyons les limites aujourd'hui. La croissance démographique et géographique de la ville d'Ottawa a rejoint la ceinture de verdure il y a plus de 20 ans et a même joué à saute-mouton avec. Des quartiers d'Ottawa sont maintenant fermement aménagés au-delà de la ceinture et il est raisonnable de se demander si la cause environnementale n'aurait pas été mieux servie en "déplaçant", en quelque sorte, la ceinture de verdure vers le sud pour que le développement domiciliaire s'y fasse à l'intérieur plutôt qu'au-delà. Entre-temps, il a fallu charcuter la ceinture de verdure pour y aménager des boulevards qu'empruntent les banlieusards pour se rendre à leurs maisons proprettes, la transpercer de tuyauteries pour les eaux propres et usées,etc.
Tout cela a été fait parce la ceinture de verdure à Ottawa a été érigée au rang d'un dogme, d'un acquis intouchable. Pourtant, elle n'avait pas le statut de parc national comme s'y attendaient une bande de militants pour l'environnement et des défenseurs du parc de la Gatineau.
Le nouveau projet de loi propose que le parc de la Gatineau soit géré en accord avec des principes fondamentaux: la protection de son intégrité écologique et une gestion de l'environnement responsable. En 2009, ces concepts sont clairs. Ils sont incompatibles avec un développement domiciliaire à l'intérieur des limites du parc: aucun nouveau permis de construction ne devrait être émis. Toutes les constructions déjà dans le parc, pour être tolérées, devraient respecter d'exigeants standards de respect de l'environnement. On peut même s'interroger s'il ne faudrait pas interdire leur vente, de manière à ramener le parc à son état naturel à long terme.
La région urbaine grandit autour du parc de la Gatineau. L'aménagement du boulevard des Allumettières, prévu il y a plus de 25 ans, a grandement amélioré la vie des citoyens qui l'empruntent. Les critiques de la CCN disent que le parc de la Gatineau a été amputé de sa partie sud avec ce boulevard. Tout développement met nécessairement en déséquilibre les besoins de l'homme et de la nature. Avec le nouveau projet de loi, cette partie sud aurait pu être "échangée" pour une parcelle de terrain équivalente. Cela paraît comme un principe sensé pour l'avenir du parc de la Gatineau. En ce sens, le projet de loi sur la Commission de la capitale nationale apparaît comme un pas en avant sur la situation actuelle. Il devrait obtenir l'approbation des partis d'opposition.










