Alors que les secours s'organisent tant bien que mal, les Haïtiens et la communauté internationale sont sous le choc à la suite du puissant séisme qui a ravagé la Perle des Antilles déjà fort éprouvée par le destin.
Au fur et à mesure que l'on prend conscience et que l'on constate l'ampleur et les conséquences du cataclysme, on ne peut faire autrement que craindre un lourd bilan au chapitre des victimes.
Heureusement, cette tragédie donne lieu à une vaste mobilisation internationale, alors que nombre de pays ont débloqué de l'argent, alloué des ressources techniques et dépêché des équipes d'urgence pour venir en aide aux centaines de milliers de sinistrés. Et c'est sans compter les dons de simples citoyens qui peuvent faire une différence.
Le défi colossal auquel sont confrontés les secouristes est d'arriver à sauver rapidement un maximum de victimes. Le temps devient donc un facteur déterminant dans la vaste opération de sauvetage qui est en cours.
Au plan logistique, les obstacles paraissent insurmontables. Dans ce contexte, seule une coordination efficace entre les organismes humanitaires déjà sur place, les pays participants et leurs équipes d'urgence permettra une intervention réussie afin de supporter les survivants de cette tragédie et de sécuriser les secteurs dévastés par le puissant tremblement de terre.
Il faut surtout espérer que les dérapages qui ont caractérisé l'application des mesures d'urgence lors du tsunami de 2004, en Indonésie, et lors du passage destructeur de l'ouragan Katrina, à la Nouvelle-Orléans, en 2005, servent de leçon.
Mais plus que tout, ce dont Haïti aura cruellement besoin pour se relever de cette pénible épreuve, c'est d'un engagement ferme de la communauté internationale à se mobiliser à plus long terme. L'idée avancée hier par le chef bloquiste Gilles Duceppe, et par d'autres aussi, de doter Haïti d'une sorte de plan Marshall est certes à considérer. C'est d'ailleurs cet ambitieux programme d'aide consentie au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale par les États-Unis à certains pays européens qui aura permis de reconstruire ce continent ravagé par le pire conflit de l'Histoire.
La séduction
Le vieillissement de la population conjugué à la retraite anticipée de centaines de milliers de fonctionnaires fédéraux et provinciaux au cours des prochaines années constitueront un défi de taille pour les villes canadiennes qui voudront maintenir une croissance et un développement raisonnés.
La région de la capitale nationale paraît choyée dans la mesure où son développement sera proportionnel à sa capacité de recruter une main-d'oeuvre à la fois compétente et suffisante pour prendre la relève des futurs retraités.
Inévitablement, l'immigration fera partie des options qu'elle devra envisager pour relever ce défi socio-économique.
Le Conference Board du Canada vient de poser un diagnostic permettant de déterminer la capacité d'attraction de quelque 50 grandes villes canadiennes.
Ottawa fait partie des six villes (Calgary, Waterloo, Ottawa, Vancouver, St. John's et Richmond Hill) réunissant l'ensemble des qualités permettant d'attirer les immigrants, ceux qui constitueront une partie importante de la relève de demain.
Ces villes obtiennent la note «?A?» dans le cadre de cette étude comparative qui évaluait le rendement des municipalités en fonction de 41 indicateurs regroupés dans sept catégories (la société, la santé, l'économie, l'environnement, l'éducation, l'innovation et le logement).
L'omniprésence et la solidité du secteur public fédéral jouent nettement en faveur d'Ottawa tout comme l'innovation et l'éducation. De façon plutôt surprenante, le dossier de la santé est moins reluisant pour la capitale fédérale tout comme pour Gatineau, qui récolte une note globale de «?C?» à l'instar de 20 autres municipalités du pays.
Cette enquête n'est certes qu'un indicateur du défi qu'auront à relever Ottawa et Gatineau au cours des prochaines années pour assurer leur croissance et leur pérennité.
Mais si leur développement passe par l'immigration, la question des «?accommodements raisonnables?» ne pourra être éternellement éludée.










