Il ne peut donc imposer une « ligne de parti » à ses représentants et sénateurs démocrates. De fait, traditionnellement, les élus républicains et démocrates finissent par forger des alliances non partisanes pour faire adopter des projets de loi. Sans ces ententes bipartisanes, les législatures deviennent chaotiques. Leurs travaux peuvent même être paralysés par une obstruction du parti minoritaire s'il a suffisamment de sièges.
C'est la menace qui plane présentement chez nos voisins du Sud et le président Obama a bien fait de l'évoquer dans son discours sur l'état de l'Union, mercredi soir. Avec l'élection d'un sénateur républicain au Massachusetts, les républicains ont désormais assez de voix pour prolonger indéfiniment les débats sur la réforme de la santé, la pièce maîtresse du jeune gouvernement Obama. Et tous s'y opposent. Fini l'esprit bipartisan.
Cette discipline rigoureuse de parti empoisonne présentement le climat politique à Washington et a tendance à déborder la réforme de la santé. Pour les républicains, ces jours-ci, tout ce qui vient du président Obama semble susciter une levée de boucliers. Et les démocrates, pourtant majoritaires, semblent plus qu'hésitants face à une opinion publique de plus en plus méfiante.
Le président Obama a exhorté les républicains à faire preuve de plus de modération, ou à proposer des mesures de rechange qui permettraient à tous les citoyens d'avoir accès à l'assurance-maladie. Il a incité à juste titre les démocrates, qui disposent toujours d'une importante majorité dans les deux législatures, à se comporter comme un gouvernement, au lieu de fuir en débandade.
M. Obama aurait même pu - aurait peut-être même dû - aller plus loin. Pourquoi ne pas avoir insisté pour que ses partisans tentent de faire adopter la réforme de la santé au Sénat sans l'appui des républicains tout en sachant que ces derniers adopteront la tactique de l'obstruction systématique. Il aurait ainsi mis les républicains au défi de paralyser indéfiniment les travaux législatifs, en attendant que l'opinion publique les fasse plier. Et ils auraient fini par plier.
Plus que l'économie, la sécurité, la santé ou l'emploi, le principal enjeu aux États-Unis, actuellement, c'est la possibilité, pour une majorité élue, de gouverner.
Pratique douteuse
Non seulement la Ville de Gatineau devrait-elle immédiatement retirer le nom Bowater de sa bibliothèque du boulevard de La Gappe, elle pourrait en profiter du même coup pour se pencher sur l'opportunité de poursuivre sur cette pratique de coller des noms de commerces ou d'entreprises à des institutions publiques.
La bibliothèque municipale est essentiellement financée par les deniers publics.
Par leurs taxes et impôts, les citoyens et citoyennes paient pour la construction et l'entretien des édifices, les salaires du personnel, le système informatique et, bien sûr, l'achat de livres et de matériel électronique (vidéos, DVD, etc.) mis à la disposition du public.
La cotisation annuelle de 20 000 $ que versait Bowater pour rebaptiser une grande succursale de la bibliothèque municipale constitue une somme risible.
Maintenant qu'elle ne paie plus, qu'on en profite pour trouver dans l'histoire et la géographie de la ville un nom plus approprié.










