La colère gronde dans la forêt

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Le Droit

L'industrie de la forêt est en crise depuis au moins cinq ans. Plusieurs facteurs incluant le conflit sur le bois d'oeuvre et plus récemment la dégringolade de l'économie ont mis des joueurs importants de cette industrie en difficultés financières majeures s'ils ne sont pas tout simplement au bord de la faillite. Cela a entraîné la mise à pied de milliers des travailleurs et la dévastation de centaines de communautés forestières à travers le pays.

Le SCEP a exploré toutes les pistes de solutions pour sauver les emplois et les usines en foresterie. Nos membres ont fait plus que leur part pour aider les compagnies à survivre. Depuis 2004, les travailleurs des scieries et des compagnies de pâtes et papier ont été au coeur de constantes négociations et réorganisations afin d'aider les usines en difficulté. Ils ont négocié des mesures d'efficacité et de productivité qui ont permis aux compagnies d'épargner des centaines de millions de dollars.

 

Notre syndicat a demandé sans cesse du gouvernement fédéral qu'il intervienne pour offrir des garanties de prêts pour les usines viables qui ont des difficultés financières afin qu'elles puissent continuer de fonctionner en cette période économique difficile, soutenant ainsi les familles et les communautés. Nous voulons des assurances que les pensions des travailleurs des retraités seront protégées. Nous n'avons jamais demandé des subventions.

Malgré tous nos efforts, le gouvernement fédéral n'a rien fait et plusieurs employeurs continuent de demander des concessions aux travailleurs, même s'ils offrent des millions de dollars en bonis à leurs grands dirigeants, comme John Weaver d'AbitibiBowater qui a reçu une prime de départ de 17,5 millions en janvier dernier.

Les membres du SCEP sont plus qu'écoeurés. Les niveaux d'anxiété et de frustration grimpent, la colère gronde...

Notre message au gouvernement fédéral est clair: nous ne partirons pas. Vous avez donné un appui financier au secteur de l'auto. L'industrie forestière qui emploie deux fois plus de travailleurs et travailleuses à travers le pays mérite au moins le même niveau d'appui.

Aux employeurs: les emplois et les usines ne peuvent pas être sauvés en attaquant les salaires et les régimes de retraite des travailleurs ou en brisant les conditions de travail négociées par notre système de contrat-type.

Notre campagne de riposte s'intensifie! Nous nous ferons entendre partout au pays dans les jours et les semaines qui viennent. Restez à l'écoute.

Daniel Cloutier,

Président du local 251,

Usine AbitibiBowater Gatineau,

Syndicat canadien de l'énergie et du papier

 

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