Contrairement à ce qu'avance le ministre du Patrimoine canadien, James Moore, le financement de la société d'État n'est pas en hausse. Chaque fois que le gouvernement refuse d'ajuster son budget, comme cette année, CBC-Radio-Canada doit en fait composer avec un déficit budgétaire, en raison de l'inflation et de la hausse des coûts de production, déficit qui se creuse encore davantage aujourd'hui avec la baisse des revenus publicitaires attribuable à la crise économique.
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Dans ce contexte de crise, la situation aurait pu être différente si le gouvernement conservateur avait pris des mesures pour limiter les dégâts et empêcher des pertes d'emplois supplémentaires, mais il n'a rien fait. Cette inaction oblige CBC-Radio-Canada à faire des choix difficiles qui auront des conséquences désastreuses sur sa mission.
Pire, alors que le ministre du Patrimoine a clairement dit, par le passé, qu'il n'y aurait plus de coupes à CBC-Radio-Canada, voilà qu'on apprend que le diffuseur public pourrait perdre cinq pour cent de son financement gouvernemental à la suite de l'Examen stratégique des programmes et services fédéraux présentement en cours. Cela pourrait vouloir dire un autre 56 millions$ en moins dans son budget, l'année prochaine. C'est inacceptable!
Le gouvernement conservateur fait preuve de la plus grande incohérence quand il rejette toute forme d'accommodement budgétaire pour le diffuseur public, tout en s'empressant de trouver des solutions pour venir en aide aux réseaux privés qui réclament un soutien de l'État. Le gouvernement doit aider tous les télédiffuseurs à traverser la crise économique actuelle, y compris CBC-Radio-Canada.
Ces compressions surviennent à un moment crucial où le diffuseur public aurait, au contraire, besoin de soutien pour continuer à être le chef de file de l'information, notamment dans les régions, et maintenir son rôle de moteur de l'industrie médiatique, particulièrement important aux yeux des communautés francophones en situation minoritaire.
Le gouvernement doit garantir un financement stable, pluriannuel et accru au diffuseur public. C'est une question d'engagement envers la diversité de l'information, le développement culturel et l'occupation du territoire. En somme, un engagement envers la culture.
Pablo Rodriguez,
député d'Honoré-Mercier,
porte-parole du Parti libéral en matière de patrimoine
Carole Lavallée, députée de Saint-Bruno- Saint-Hubert
porte-parole du Bloc québécois en matière de patrimoine
Charlie Angus,
député de Timmins-James Bay,
porte-parole du NPD en matière de patrimoine
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