Elle pourra y parvenir en favorisant la réalisation de plus d'unités de logement social, en s'assurant de l'entretien et de la salubrité des logements existants ou encore en pensant le développement en particulier celui du centre-ville en fonction des populations à plus faible revenu.
Reste maintenant à s'assurer que ses futurs décideurs, et en particulier le futur maire, utiliseront vraiment ces moyens.
Pour ce faire et dans le cadre de la présente campagne électorale, Logemen'occupe estime important que l'ensemble des candidates et candidats à la présente élection prennent des engagements fermes à cet égard d'ici le scrutin du 1ernovembre prochain.
Au cours des 15 dernières années, les différentes administrations de la Ville de Gatineau ont toutes appuyé les demandes que Logemen'occupe avaient faites auprès du gouvernement québécois en faveur de la reconduction et de la bonification du programme AccèsLogis.
Ces appuis ont certainement joué un rôle important dans l'annonce de 3000 logements faite dans le dernier budget du gouvernement Charest ou encore dans l'engagement électoral pris à la fin de 2008 par le premier ministre quant à la poursuite de ce programme sur cinq ans.
Compte tenu de la pénurie importante de logements abordables qui sévit toujours à Gatineau, Logemen'occupe estime important que les futurs élus de cette ville poursuivent ces démarches et en fassent plus, en donnant au logement social un caractère prioritaire dans leurs représentations publiques autant que privées auprès des gouvernements fédéral et québécois.
Depuis la fusion municipale du début des années 2000, la Ville de Gatineau a été contrainte, via sa nouvelle charte, à se doter d'un fonds de développement du logement social équivalent à 15% du coût de réalisation des unités octroyées par la Société d'habitation du Québec.
Assurer l'avenir
Pour Logemen'occupe, il faut non seulement s'assurer que les futurs élus poursuivent cette participation financière essentielle, mais aussi qu'ils s'engagent à l'augmenter, si cela s'avère nécessaire.
Tel que le stipule la Politique d'habitation de Gatineau, les futurs élus devront également s'assurer de la disponibilité de terrains pour favoriser la construction rapide de nouveaux logements sociaux en créant une réserve foncière à cet effet et en adoptant une politique d'inclusion. Ils éviteraient ainsi que les meilleurs terrains n'aillent systématiquement à des développements privés. La même logique s'applique à des bâtiments résidentiels ou non que les municipalités pourraient acheter et réserver.
L'expropriation représente un autre moyen de contribuer à la disponibilité d'immeubles pour du logement social. Elle pourrait s'appliquer dans le cas d'immeubles laissés vacants depuis un an ou plus ou encore dans le cas des taudis appartenant à des propriétaires délinquants.
La qualité des logements est aussi un domaine où la Ville de Gatineau a accepté d'intervenir via l'adoption d'un règlement sur la salubrité. Malheureusement, l'on doit constater que ce règlement manque de mordant puisque, malgré les multiples interventions de la ville, la quasi-totalité des propriétaires délinquants continuent de louer ces logements dangereux pour la santé et la sécurité des locataires.
Finalement, un autre enjeu sur lequel les villes comme Gatineau ont une capacité d'intervention est celui de l'accessibilité universelle ou, en d'autres mots, de l'aménagement de lieux assurant la liberté de mouvement et la sécurité de toute la population, incluant les personnes ayant des limitations fonctionnelles.
Ce qui est en, c'est la volonté de la 4e plus grande ville du Québec de respecter le droit au logement pour toutes et tous.
C'est amplement suffisant pour exiger des réponses claires de la part de toutes les personnes en lice aux élections du 1ernovembre.
François Roy, coordonnateur, Logemen'occupe









