Le feu sacré des Charbonneau

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Le feu sacré des Charbonneau

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Diane et Yvon Charbonneau, copropriétaires depuis huit du Camping St-André-Avellin, travaillent avec succès à faire connaître la région.

Louis-Denis Ebacher

Louis-Denis Ébacher
Le Droit

Copropriétaire du Camping Saint-André-Avellin, Yvon et Diane Charbonneau ont récemment mérité, pour une deuxième fois, un prix Excellence 2008 pour la qualité de leur entreprise touristique. LeDroit et Radio-Canada leur décernent aujourd'hui le titre de Personnalité de la semaine.

Ils ont le feu sacré du camping. Yvon et Diane Charbonneau parlent de leur Camping St-André-Avellin avec passion. Depuis huit ans, le couple du quartier Orléans, à Ottawa, réalise son rêve d'accueillir voyageurs et amateurs de plein air. Ils participent ainsi à l'essor de la Petite-Nation, un des secrets les mieux gardés de l'industrie touristique québécoise.

 

Les roulottes des saisonniers dorment sous la neige en cette nuit froide de décembre. À l'intérieur du chalet d'accueil, les Charbonneau poursuivent leur travail, saison morte ou pas. «Je pense que c'est le rêve de tout campeur de devenir propriétaire», exprime M. Charbonneau. Son épouse, Diane, vit l'aventure comme «un rêve d'autonomie et d'indépendance.»

Ce rêve, le couple amateur de camping se l'est payé en mai 2000 en achetant le terrain. Huit ans plus tard, l'entreprise mérite le Prix de l'Excellence - Volet entrepreneur de moins de 175 emplacements - remis par Camping Québec. «La propreté et l'accueil», résume Mme Charbonneau pour expliquer un tel succès.

Parmi ses atouts, le camping compte sur un accès à la rivière Petite-Nation sur une longueur d'un kilomètre, une piscine avec surveillant, des jeux d'eau, un mini-golf et d'autres classiques comme des jeux de fers et de pétanques.

Loin du flamand rose

Au-delà de ces activités grand public, les deux propriétaires veulent «s'éloigner le plus possible» du stéréotype du camping aux multiples haies de cèdres, aux décorations de flamands roses sur les terrains et aux allées pavées d'asphalte.

«On veut garder un côté rustique. Un camping, c'est un camping !», s'exclame Yvon Charbonneau.

Cette image du flamand rose et de la roulotte déguisée en deuxième résidence tend à disparaître, selon le couple.

«Il y a 20 ou 30 ans, tu apportais ta caisse de bière et tu passais la fin de semaine sur le terrain. Aujourd'hui, il faut donner une raison aux gens de venir nous voir. Il faut vendre la région, leur dire qu'il y a de bons restaurants dans les environs, qu'il y a autre chose à faire tout près», mentionne M. Charbonneau, qui n'hésite pas à parler des autres attraits touristiques de la Petite-Nation dans le site Internet de son camping. D'ailleurs, les propriétaires peuvent se vanter d'être parmi les seuls au Québec à offrir Internet sans fil à haute vitesse sur l'ensemble de leur terrain.

Les deux s'entendent sur leur clientèle fétiche.

«On aime les jeunes familles. Ce sont eux qui sont le plus 'de fun'. Ils ne sont pas trop bruyants, et c'est tellement agréable de voir les enfants profiter du camping», explique l'homme du couple.

Les Charbonneau disent avoir tiré un avantage de la hausse du prix de l'essence qui a assombri la dernière saison estivale de plusieurs exploitants touristiques. «Cela nous a aidé l'été dernier, explique Yvon Charbonneau. Les gens sont restés plus longtemps et sont allés moins loin. Les campeurs de la région avaient tendance à revenir plus souvent puisque c'était plus près de chez eux. Ils ont campé même si la pluie a été abondante cette année.»

La région de la Petite-Nation attire de plus en plus une clientèle de l'extérieur, remarque Yvon Charbonneau.

«Les touristes de Montréal se lassent peu à peu des Laurentides. C'est devenu trop commercial, là-bas. Il y a trop de monde. Ils remarquent qu'ici, c'est plus tranquille.»

La Petite-Nation continue de charmer. Le couple compte bien déménager de l'Ontario et s'installer de façon permanente sur leur terrain de Saint-André, non pas comme campeur, mais comme résidant à part entière, d'ici les prochains mois. C'est une façon pour eux de se rapprocher encore un peu plus de leur rêve.

Vous pouvez entendre la Personnalité de la semaine ce matin, à 8 h 40, à l'émission Bernier et Cie animée par Carl Bernier et diffusée à la radio de Radio-Canada au 90,7 FM, ainsi que ce midi au Téléjournal/midi, présenté par Nathalie Tremblay à la télévision de Radio-Canada.

ldebacher@ledroit.com

 

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