Un homme dévoué à la santé des femmes

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Directeur général de la société des obstétriciens et... (Patrick Woodbury, Le Droit)

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Directeur général de la société des obstétriciens et gynécologues du Canada, le Dr André Lalonde a consacré sa vie à la santé des mères et des futures mères.

Patrick Woodbury, Le Droit

Charles Thériault
Le Droit

Le Droit et Radio-Canada honorent aujourd'hui le DrAndré Lalonde en lui décernant le titre de Personnalité de la semaine. Cet enseignant clinique en obstétrique et en gynécologie à l'Université d'Ottawa a reçu le prix de sa Fédération internationale pour son dévouement envers la santé des femmes.

Le Dr André Lalonde a consacré sa vie à améliorer la vie des mères et des femmes enceintes.

M. Lalonde a d'ailleurs reçu le prix de la Fédération internationale de gynécologie et d'obstétrique pour services distingués. Décerné aux gens qui font preuve d'un grand dévouement à la cause de la santé des femmes, ce prix lui a été remis lors du dernier congrès de la fédération, qui s'est tenu en octobre dernier, en Afrique du Sud.

 

Sa passion pour son travail est évidente. Dès le début de la rencontre avec le journaliste du Droit, le DrLalonde raconte son cheminement. Il explique aussi avec entrain le rôle de la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada, dont il est directeur général.

Une famille nombreuse

Originaire de Vankleek Hill, près de Hawkesbury, M. Lalonde a grandi dans une famille nombreuse.

Après avoir complété son doctorat en médecine à l'Université d'Ottawa, il s'est spécialisé en gynécologie et obstétrique. Il a passé une grande partie de sa carrière dans la région de Montréal, surtout à l'Hôpital La Salle.

«Dès le début, la maternité m'intéressait. Par chez nous, il y avait des grosses familles. Très tôt dans ma carrière, je me suis demandé comment on pouvait améliorer la santé des femmes et leur faciliter la vie lors des accouchements. Dans ce temps-là, les femmes accouchaient les pieds attachés sur une espèce de civière et les bébés étaient séparés des mères, car on les mettait dans des pouponnières. À l'Hôpital La Salle, j'étais chef de l'obstétrique et président du conseil d'administration de l'hôpital. Nous avons créé un nouveau genre de maternité où la mère et l'enfant sont ensemble dans la chambre. J'ai été le premier, au début des années 1980, à proposer la fermeture des pouponnières», raconte M. Lalonde.

Après un long séjour au Québec, le docteur Lalonde est revenu à Ottawa en 1990 pour assumer le poste le poste de directeur général de la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada.

Il a aussi pratiqué à l'hôpital Montfort, où il a côtoyé l'ancien dirigeant de l'établissement, le DrGérald Savoie. «Il fallait refaire la maternité. C'est à ce moment-là qu'on a créé les six premières chambres de naissance», se souvient-il. À cette époque, il était aussi consultant en obstétrique à Alfred et Plantagenet. Durant sa carrière, il a réalisé environ 600 accouchements.

Sa grande fierté

La grande fierté du DrLalonde, c'est la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada, le plus grand regroupement de médecins spécialistes au pays. Un tel regroupement de professionnels est plus dynamique si ses membres sont nombreux et participent activement aux activités, souligne-t-il.

L'organisme a aussi une particularité très rare: les réunions de la direction interne se tiennent en français seulement. «Nous, on a pris le bilinguisme très au sérieux. Tous les employés à quelques exceptions près sont bilingues. Nous avons des membres de toutes les régions du Canada et nous considérons que les coûts du bilinguisme sont des coûts normaux pour toute association qui se dit nationale. Nous sommes très actifs au Québec et les médecins québécois participent beaucoup. Dans plusieurs professions, les Québécois n'ont pas de sentiment d'appartenance envers leur association nationale, mais chez nous, la participation est très forte», explique le DrLalonde

Mais le but premier de cette société est avant tout de regrouper les spécialistes canadiens et améliorer l'exercice de la profession. La société organise d'ailleurs des sessions de formation pour ses membres.

«Dès le début je me suis intéressé la santé des femmes et je voulais que nous appliquions les normes les plus élevées possibles. Ainsi, il est important de respecter les choix de la femme enceinte et non de lui imposer des choses qui font l'affaire du médecin. On a aussi développé des façons d'évaluer les risques causés par l'accouchement. Il y a maintenant moins d'accidents et, par conséquent, moins de poursuites. Dans les années 1970, les poursuites judiciaires contre les médecins étaient plus nombreuses. En évaluant mieux les risques, on a aussi réduit les coûts reliés à ces poursuites. Dans une grossesse et un accouchement, il est important que tous travaillent bien ensemble: les médecins, les sages-femmes et les infirmières. Il est important de se rappeler qu'on ne travaille pas pour nous, mais pour la femme», affirme le DrLalonde.

Et la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada ne se contente pas de s'occuper des Canadiennes.

Un volet international

L'association a aussi développé un volet de coopération internationale.

«Il y a beaucoup de travail à faire pour assurer la santé des femmes enceintes, dans plusieurs pays. En Afrique du Sud, par exemple, 55000 femmes meurent chaque année en accouchant. Au Canada, on en compte une quinzaine au maximum. Nous avons donc instauré des programmes de formation dans certains pays, afin d'améliorer les soins offerts aux femmes», ajoute-t-il.

M. Lalonde est aussi très sensible à la pauvreté, ici comme ailleurs dans le monde. Il s'insurge d'ailleurs contre cette tendance qu'ont les gouvernements à s'émouvoir du sort des enfants sans s'occuper de celui des mères. «Même au Canada, on a tendance à oublier que la santé des enfants dépend beaucoup de la santé et du bien-être des femmes. Le sort des femmes autochtones nous touche beaucoup à la Société des obstétriciens et nous avons d'ailleurs deux employées autochtones qui s'occupent de ces questions».

À 66 ans, André Lalonde ne songe pas à la retraite: son travail le passionne trop. «La meilleure façon de ne pas tomber malade est de travailler tous les jours», lance-t-il avec un grand sourire.

Vous pouvez entendre la Personnalité de la semaine ce matin, à 8h40, à l'émission Bernier et Cie animée par Carl Bernier et diffusée à la radio de Radio-Canada au 90,7 FM, ainsi qu'à 18h au Téléjournal Ottawa-Gatineau présenté par Michel Picard, à la télévision de Radio-Canada.

La rubrique Personnalité de la semaine LeDroit/Radio-Canada fait relâche pour la période des Fêtes. Elle sera de retour le lundi 11janvier 2010.

 

 

Vous pouvez entendre la Personnalité de la semaine ce matin, à 8h40, à l'émission Bernier et Cie animée par Carl Bernier et diffusée à la radio de Radio-Canada au 90,7 FM, ainsi qu'à 18h au Téléjournal Ottawa-Gatineau présenté par Michel Picard, à la télévision de Radio-Canada.

La rubrique Personnalité de la semaine Le Droit/Radio-Canada fait relâche pour la période des Fêtes. Elle sera de retour le lundi 11 janvier 2010.

 

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