Il prétend que ça ne le dérange pas trop.
En dépit de toutes les rumeurs qui circulent, le grand patron des opérations hockey chez les Sénateurs d'Ottawa n'aurait pas particulièrement envie de conclure une transaction.
C'est ce qu'il dit, en tout cas.
Selon lui, la solution aux problèmes de son équipe, en ce pénible début de saison, devra provenir de l'intérieur.
"Je pourrais facilement bâcler une transaction. Ce serait vraiment simple. Je n'aurais qu'à offrir à une autre formation un joueur supérieur à celui que j'exigerais en retour", ironisait-il, hier midi, durant une brève rencontre avec les journalistes, à Toronto.
"Notre équipe compte quelques joueurs qui ne jouent pas à la hauteur de leur talent, présentement. Si je les échange maintenant, ils pourraient revenir nous hanter dans l'avenir. Je ne veux surtout pas qu'une telle chose se produise."
Murray sait quand même que, tôt ou tard, ses entraîneurs et lui devront trouver une façon de renverser la vapeur.
Les Sénateurs ont encaissé un quatrième revers consécutif, samedi, au Air Canada Centre.
Ils ne peuvent pas vraiment se permettre d'en subir un cinquième, ce soir, au HSBC Arena de Buffalo.
Après son match contre les Sabres, l'équipe doit s'envoler vers la Floride où elle participera à sa visite annuelle au ranch où Eugene Melnyk élève ses chevaux de course.
Il s'agit d'une activité que les joueurs apprécient beaucoup, habituellement, mais elle pourrait s'avérer beaucoup moins agréable chez un propriétaire grognon.
Pas de panique
Bryan Murray, qui parle régulièrement à M. Melnyk durant la saison, suggère à tout le monde de ne pas paniquer trop vite.
Oui, les Sénateurs ont entrepris une nouvelle semaine au cinquième et dernier rang du classement de la section Nord-Est. La saison est jeune, mais ils accusent déjà un retard de quatre points sur les détenteurs de la quatrième position.
"Nous avons démontré, à plusieurs occasions, que nous sommes toujours capables de dominer nos adversaires. Nous contrôlons de longues séquences, par moments. Je ne parle pas de courtes périodes de deux ou trois minutes, mais bien de périodes complètes", observe-t-il.
Peu de choses, selon lui, empêchent les Sénateurs de dominer un match du début à la fin.
"Il faut que plus de joueurs se rallient à notre cause. Tout le monde doit apprendre à faire confiance au voisin. Quelques-uns de nos joueurs d'impact cherchent à trop en faire. Ils courent partout, sur la patinoire."
"Ils n'ont qu'à faire comme Shean Donovan et Dean McAmmond. Ils n'ont qu'à respecter leur fichue position, exploiter leurs forces et travailler fort."
"Nos joueurs ont de l'expérience. Ils savent ce qu'ils doivent faire. Ils ont peut-être des problèmes de confiance, à l'heure actuelle."











