Ils ont travaillé beaucoup trop fort pendant 65 minutes pour s'avouer vaincus chaque fois, durant un concours d'habiletés individuelles.
« À la fin de chaque fusillade, cette semaine, nos joueurs ont eu tendance à baisser la tête. C'est une réaction normale chez une formation qui vient de subir la défaite. Pourtant, quand je regarde ces deux parties, je n'ai vraiment pas l'impression que nous avons perdu », déclarait le pilote des Sénateurs d'Ottawa, hier matin.
Il existe une expression pour résumer sa pensée.
Les Sénateurs viendraient-ils de remporter deux « victoires morales » ?
Non, répond sèchement Hartsburg.
« Je refuse de m'appuyer sur des victoires morales. Ce que nous venons de vivre fait partie d'une saison de hockey. Une équipe qui perd quand elle joue très bien doit maintenir le cap. Nous devons continuer à bâtir notre saison. Si nous continuons à jouer comme nous l'avons fait cette semaine, nous allons bien finir par être récompensés. »
Si l'équipe de la capitale canadienne souhaite vraiment freiner sa série de défaites consécutives, aujourd'hui, la solution la plus simple et la plus efficace serait de marquer plus de buts que les Rangers de New York pendant les trois périodes réglementaires.
Elle devrait, à tout prix, éviter les tirs de barrage.
Pour une troisième journée d'affilée, à la Place Banque Scotia, il a été largement question de cet élément qui cause tant de tracas aux Sénateurs.
« C'est normal. Ces fusillades nous ont coûté des tas de points, au cours des trois dernières années », réagit Daniel Alfredsson.
Le capitaine a lui-même raté sa chance, tard jeudi soir, lorsqu'il s'est présenté seul devant Carey Price.
Craig Hartsburg a été obligé, encore une fois, de défendre les joueurs sur lesquels il a misé durant les deux fusillades, cette semaine.
On lui a demandé, entre autres, pourquoi il a laissé Dany Heatley au bout du banc chaque fois.
« Si on pouvait trouver une entorse au règlement qui lui permettrait de décocher des lancers sur réception durant la fusillade, je l'utiliserais constamment. Il marquerait probablement neuf fois sur 10 », ironisait l'entraîneur.
« Je ne dis pas que Dany est incapable de marquer lors d'échappées, mais je constate qu'il est à son meilleur dans la circulation, quand il a un ou deux joueurs adverses sur le dos. »
Hartsburg entend par ailleurs utiliser Brendan Bell, lors de la prochaine fusillade. Dans la Ligue américaine, en carrière, il présente une fiche quasi parfaite de 13 buts en 15 tentatives.
Heatley, lui, maintient que cela ne le dérange pas.
« À la fin de la journée, c'est Craig qui décide qui obtient sa chance et qui doit attendre son tour. Je n'ai pas été très bon, jusqu'à maintenant, mais j'aime bien la pression qui accompagne les tirs de barrage. »
« Si jamais on fait appel à mes services, je serai prêt. »











