La progression fulgurante de cette Gatinoise d'adoption a été suffisante pour convaincu le jury du 23e gala du Mérite hullois. Ses membres lui ont remis hier soir le titre convoité d'athlète par excellence niveau national en sport individuel lors d'une cérémonie tenue à la Maison du citoyen.
« Le Mérite hullois existe justement pour faire connaître les belles histoires comme celle-là », a souligné la présidente du comité organisateur, la députée Maryse Gaudreault.
Wilson, âgée de 34 ans, s'avère une nouvelle joueuse sur l'échiquier des athlètes de pointe de la capitale nationale. Ancienne patineuse artistique et spécialiste du cross-country, elle avait délaissé le sport de compétition, il y a une douzaine d'années, afin de poursuivre une carrière dans le domaine de la haute technologie chez Nortel.
Puis en 2001, cette femme originaire de Windsor, en Ontario, a tenté sa chance en triathlon à la suite d'une invitation d'une collègue de travail. Sa curiosité était piquée.
Mais il y avait un hic. « Je ne savais pas comment nager, a confié Wilson.
« J'ai dû apprendre à l'âge de 26 ans. Puis ma première course, je devais parcourir 500 mètres. Je pensais mourir. »
Elle avait été la dernière à sortir de l'eau. Ce n'est plus cas maintenant. Et les distances sont plus longues. La portion natation d'une épreuve Demi Ironman est de deux kilomètres.
Wilson a vite appris, s'entraînant en piscine sous la férule de Robert Toupin, du club aquatique de l'Outaouais.
Les résultats ne mentent pas. La lauréate a terminé 11e l'an dernier au championnat du monde Demi Ironman présenté à Clearwater, en Floride. Il y a deux semaines à ce même événement, elle a signé un résultat similaire, prenant le 15e rang.
Sa feuille de route comprend aussi un titre de championne canadienne en 2008.
« Tout le monde a un certain talent dans le domaine. Mais ce qui fait la différence, c'est la persévérance, a souligné son entraîneur Bruno Lafontaine.
« Et Cynthia, elle, fait tout au pied de la lettre. Tout ce qui faut faire comme notamment bien nager et bien nourrir, elle le fait à fond. »
En 2005, Wilson a pris une première décision importante. Elle a délaissé les groupes d'âge, faisant la lutte dorénavant aux meilleurs de la catégorie élite.
Autour de la même période, elle a aussi quitté son emploi afin de retourner sur les bancs d'école. Dans les prochaines semaines, la triathlète complétera un doctorat en physique à l'Université d'Ottawa. Elle travaille déjà dans un des laboratoires de l'institution. L'argent gagné lui permet de participer à différentes compétitions.
« Dès que j'aurai terminé l'école, je vais me donner deux à trois ans afin de pratiquer le triathlon à plein temps comme mes adversaires. »
Au total, plus de 15 prix ont été remis hier à des athlètes, bénévoles et organismes pour souligner leurs exploits et leur engagement sur la scène sportive et communautaire.











