Le Gatinois Derick Brassard n'est peut-être pas aussi bien établi que ces vedettes, mais il se trouve aussi temporairement dans ce groupe sélect.
Sans doute comme eux, le centre numéro un des Blue Jackets de Columbus essaie de ne pas s'en faire en voyant le zéro dans la première colonne de ses statistiques si tôt saison. Il se console surtout en regardant celle des victoires de son équipe, qui affiche un dossier de cinq gains contre un seul revers après six parties.
«Ça va bien depuis trois parties, j'ai obtenu une passe lors de chacun de ces matches et j'ai de bonnes chances de marquer, ça s'en vient», me confiait-il lorsque joint à son hôtel de Calgary, où les Jackets affronteront les Flames ce soir lors de la première rencontre d'un voyage de quatre parties qui les amènera ensuite à Edmonton, Anaheim et Los Angeles.
«L'équipe va vraiment bien, on roule nos quatre lignes qui peuvent jouer contre n'importe quel trio adverse. Notre défensive se débrouille bien malgré des blessures à des piliers comme Mike Commodore et Jan Hejda. Et Steve Mason montre qu'il n'est pas un feu de paille après avoir remporté le trophée Calder l'an dernier», mentionne Brassard également.
Toujours attitré comme pivot du premier trio de Columbus, entre la super-vedette Rick Nash (3 buts, 10 points) et le vétéran Kristian Huselius, l'ancien des Voltigeurs de Drummondville pense que ce n'est qu'une question de temps avant qu'il se mette à produire au même rythme qu'il le faisait en début de saison l'an dernier, lui qui avait amassé 10 buts et 25 points en 31 parties et avait été choisi recrue du mois d'octobre avant de voir sa saison prendre fin en raison d'une dislocation de l'épaule subie lors d'une bagarre contre James Neal, des Stars de Dallas, en décembre.
«Comme j'ai manqué presque l'équivalent d'une saison, ça va peut-être prendre un peu plus de temps à décoller», pense le jeune homme de 22 ans qui a signé une prolongation de contrat devant lui rapporter 12,8 millions$ sur quatre ans.
L'entente n'entre en vigueur que l'an prochain, donc il n'a pas encore la pression de produire pour en donner pour leurs 3,2 millions$ par saison aux Blue Jackets, lui qui a un salaire de base de 765000$ cette saison (plus la possibilité de faire 425000$ en primes).
Brassard pense aussi que la présence de l'ancien Sénateur Antoine Vermette, obtenu contre Pascal Leclaire en mars dernier, vient lui enlever de la pression de produire puisqu'il est en voie de prouver ce que j'ai toujours pensé: qu'il est en mesure d'être le centre du deuxième trio d'un bon club, chance que les Sénateurs ne lui ont jamais offerte.
«L'acquisition d'Antoine est vraiment une bonne affaire pour l'équipe. Et pour moi, car il est un excellent modèle à suivre. Il est un centre qui excelle autant en attaque qu'en défensive, il peut écouler les punitions et il est un des meilleurs sur les mises au jeu. Sans compter que hors-glace, il est un véritable professionnel. C'est drôle, parce que lorsqu'il jouait à Ottawa, il était un de mes joueurs favoris du temps où j'étais chez les juniors», dit Brassard au sujet de Vermette, qui a un but et trois passes depuis le début de la campagne.
C'est dans un peu plus d'un mois, le 26 novembre, que Derick Brassard et Antoine Vermette effectueront leur seule visite de la saison à la Place Banque Scotia, deux jours après un arrêt au centre Bell de Montréal. Il y a deux ans, lors de sa première saison chez les pros, son entraîneur Ken Hitchcock l'avait laissé de côté pour ces deux parties, dans son patelin et dans son patelin d'adoption (il s'entraîne à Montréal l'été), ce que le jeune hockeyeur n'avait évidemment pas trop apprécié.
À moins d'un cas de force majeure, il ne devrait pas rater le rendez-vous cette fois. Et pariez qu'il aura quelques buts à sa fiche d'ici là.











