À peine plus de 4500 personnes se sont rendues à Kanata, hier après-midi, pour assister au match de la Ligue américaine dans lequel les Senators de Binghamton ont été blanchis, 1-0, par les Bulldogs de Hamilton.
L'ambiance était donc pas mal différente de celle à laquelle il était habitué.
La pression n'était pourtant pas moins grande pour le jeune défenseur suédois de 19 ans.
« Si Bryan Murray me dit que ma place est à Binghamton, je dois lui faire confiance. » - Erik Karlsson
À son dernier match à Ottawa, le 24 octobre, il tentait de convaincre son directeur général Bryan Murray, son entraîneur Cory Clouston et tous les autres membres de la haute direction des Sénateurs qu'il méritait de passer tout l'hiver dans la capitale canadienne.
Hier, il savait que les mêmes personnes se trouvaient quelque part dans le building. Son objectif a changé, mais très peu.
Il doit maintenant leur prouver qu'ils ont pris la mauvaise décision, lorsqu'ils lui ont donné son billet pour les ligues mineures.
« Je ne sais pas vraiment quand je reviendrai. Je n'ai jamais été retranché d'une équipe auparavant. J'imagine qu'on pourrait me rappeler aujourd'hui ou demain. Je pourrais aussi attendre cinq ans », disait-il d'un ton vaguement désintéressé après la partie.
« Entre ces deux possibilités extrêmes, j'imagine que tout est possible. »
Sans vraiment savoir quand il aura la chance de revenir, le jeune Karlsson a pu quitter la PBS après le match d'hier avec la satisfaction d'avoir fait bonne impression.
Il n'a pas été capable de déjouer le gardien des Bulldogs Cédric Desjardins. Il a d'ailleurs raté une très belle occasion de le faire lors d'une très longue supériorité numérique de 103 secondes à cinq contre trois.
Il a quand même été à l'origine de quelques-unes des plus belles chances de marquer de son équipe, tout au long de l'après-midi. Il a entre autres servi deux passes incroyables aux deux Smith de l'équipe - Zack et Derek - sans que ceux-ci ne parviennent à en profiter. « Il a été notre meilleur défenseur avec la rondelle. Il est très créatif et il nous l'a prouvé à quelques occasions aujourd'hui. Depuis son arrivée, il nous démontre régulièrement à quel point il est habile avec la rondelle », commentait l'entraîneur-chef des Senators, Don Nachbaur, avant de quitter Ottawa.
Karlsson dit qu'il s'habitue tranquillement à la vie à Binghamton. « Le jeu est plus structuré dans la LNH. Dans la Ligue américaine, n'importe quoi peut arriver à n'importe quel moment. J'aime toujours encore autant le hockey qu'avant. »
Il dit par ailleurs ne rien regretter de son séjour à Ottawa.
« J'étais meilleur à mon neuvième match de la saison qu'à mon premier. J'ai fait tout ce que j'ai pu. J'ai vraiment tout essayé. Aujourd'hui, si Bryan Murray et si les autres dirigeants de l'équipe disent que ma place est à Binghamton, je dois leur faire confiance. »
Don Nachbaur estime que la supériorité numérique à cinq contre trois, durant laquelle ses joueurs n'ont pas été capables de marquer, a été le point tournant de cette partie.
Quelques minutes plus tard, Sergeï Kostitsyne a marqué l'unique but de la partie.
Le gardien des Senators, Mike Brodeur, a également connu un bon match.












