Matt Carkner n'a peut-être pas trop bien paru dans son combat contre Colton Orr, qui lui a fait plier les genoux, mais pour le reste les Sénateurs ont bien tenu leur bout aux poings, en particulier Chris Neil et Jarkko Ruutu (décisions partagées contre Luke Schenn et John Mitchell, respectivement). Même Jesse Winchester, qui n'est pas reconnu pour ses talents de pugiliste, a bien fait d'entrée de jeu contre Jeff Finger.
«Je sais que nous sommes le club le plus puni de la ligue, mais ces minutes de punition là ne me dérangent pas du tout. Nos gars aiment ça, ils ne veulent pas se laisser piler sur les pieds et eux (les Leafs) non plus, ça a donné le ton à un bon match de hockey», analysait l'entraîneur Cory Clouston après la victoire de 3-2 des siens.
Finalement, ces batailles qui ont ajouté à l'atmosphère électrique à la PBS malgré plusieurs bancs vides, on présume parce que les partisans locaux ont refusé de payer une surprime exigée pour ces parties contre les grands rivaux de l'Ontario mais ils n'ont pas eu tant d'effet que ça sur le résultat final.
Parmi les éléments plus importants, il y a Pascal Leclaire qui a eu le meilleur sur Vesa Toskala, pas très fort sur le but gagnant de Mike Fisher, et ce dernier a aussi bien complété les jeux d'Alex Kovalev.
Mais il y a aussi le jeu de puissance des Sénateurs qui est sorti de sa torpeur, lui qui n'avait produit qu'un but lors des quatre parties précédentes, en huit chances.
Il n'a produit qu'un filet en quatre opportunités avec l'avantage d'un homme, mais c'était un but important, celui de Milan Michalek qui créait l'égalité 2-2 en milieu de deuxième.
La première unité n'avait rien fait qui vaille en début de rencontre, notamment quand Mitchell a écopé d'une punition d'instigateur en début de deuxième pour s'en être pris à Ruutu qui venait de servir une solide mise en échec à Schenn.
Mais en sautant sur la glace pour remplacer Daniel Alfredsson à la pointe, Alexandre Picard a accepté une passe d'un Chris Campoli patient avec la rondelle pour ensuite décocher un tir du poignet que Michalek a habilement fait dévier.
«Ce but était quelque chose de bien simple, un petit lancer avec du trafic devant le but et une déviation. C'est quelque chose qu'on pratique à tous les jours car dans notre ligue, les gardiens arrêtent plus souvent qu'autrement les gros lancers frappés», racontait Picard après coup, lui qui a joué un fort match, récoltant deux mentions d'assistance.
«Le jeu de puissance n'est pas notre force à date, mais on n'a pas eu beaucoup de chances de le pratiquer dans les matches. Ça va venir si on continue à faire des jeux simples», ajoutait le Gatinois.
À l'autre bout du couloir, l'entraîneur Ron Wilson bouillait après cet autre revers des Leafs, leur 16e en 19 sorties (11e en temps réglementaire): «On n'arrête pas de commettre des revirements. Certains ne semblent pas comprendre, on ne parle que de ça. Cela nous a encore coûté trois buts (hier soir), c'est un peu ridicule. Je pourrais asseoir des gars, mais ça donnerait quoi, ça ne nous laisserait seulement à court», analysait-il.
Pour les Leafs, une saison de misère se poursuit donc. Pour les Sénateurs, le fait qu'il ait été si difficile d'arracher ce gain aux Torontois n'augure rien de bon alors que leurs quatre prochains adversaires (Pittsburgh jeudi, Buffalo samedi, Washington lundi et le New Jersey mercredi) seront des clubs d'élite de l'Est. Gros test en perspective.
Oups
Dans ma chronique d'hier sur Lansdowne Live, parue en page2, j'ai commis une erreur typique d'un gars de sport dépêché à l'hôtel de ville en identifiant le conseiller municipal du quartier College comme étant Peter Chiarelli, plutôt que Rick Chiarelli. Mes excuses à ce dernier, ainsi qu'au d.g. des Bruins de Boston...










