Syracuse sourit aux jumelles Ménard

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Marc Brassard
Le Droit

Elles ne sont peut-être pas identiques, mais les jumelles Isabel et Talia Ménard sont pas mal inséparables.

Les jeunes filles d'Ottawa ont toujours joué au hockey ensemble. Que ce soit pour l'école secondaire Louis-Riel, qu'elles ont mené au titre provincial ontarien l'an dernier, ou pour l'équipe féminine des Sénateurs d'Ottawa, notamment.

 

Lorsqu'est venu le temps de choisir un collège américain où elles pourraient poursuivre leurs carrières et leurs études, il n'y avait pas de doute que les Ménard étaient un forfait «deux pour une», l'une n'allant pas sans l'autre. «On voulait être ensemble, dit Isabel. On s'entend bien, on s'encourage et on se complète bien, même si on ne joue pas toujours sur la même ligne.»

À sa deuxième année avec une équipe de hockey féminin, l'Université de Syracuse, dans l'état de New York, a donc recruté les deux jeunes filles de 17 ans (bientôt 18), et bien lui en prit.

L'Orange c'est mieux pour les équipes féminines que «Orangemen», le nom des clubs masculins a complété en fin de semaine une excellente saison, s'inclinant en finale de sa ligue (la «CHA», pour College Hockey America) contre l'équipe du collège Mercyhurst qui est classée numéro un dans toute la NCAA. Un match serré qui a vu Mercyhurst briser une égalité de 1-1 à quelques minutes de la fin, avant d'ajouter un but dans un filet désert.

Isabel s'est particulièrement illustrée alors qu'elle a été la meilleure compteuse de l'équipe avec ses 15 buts et 37 points en 35 parties, ce qui lui a valu d'être nommée la recrue par excellence de la ligue en plus d'être choisie sur la première équipe d'étoiles ainsi que celle des recrues.

Talia n'a pas récolté de point, mais elle a quand même participé à toutes les 36 parties de l'équipe et elle a contribué à sa façon plus effacée.

«Je n'ai pas obtenu beaucoup de temps de glace, mais c'est une première année et ça fait partie du développement. Ça a été un peu plus difficile pour moi, j'ai surtout joué sur un quatrième trio, parfois le troisième. Mais je vais revenir l'an prochain et leur montrer ce que je suis capable de faire», confiait Talia Ménard lorsque jointe cette semaine à Syracuse.

«Je suis contente qu'Isabel ait pu montrer tout son talent, elle. Il n'y a pas de jalousie entre nous, on a juste des rôles différents dans notre équipe», ajoutait la jeune fille qui porte le numéro22, alors que sa jumelle porte le 21.

Les honneurs qui lui ont été conférés en fin de saison sont flatteurs, mais Isabel Ménard demeure bien humble: «C'est grâce à mes coéquipières, dont ma soeur, et mes entraîneurs que j'ai pu obtenir ces reconnaissances. Grâce à mes parents aussi, qui ont fait beaucoup de sacrifices. Je ne m'attendais pas à ça pour une première saison, je m'attendais à ce que l'adaptation soit bien plus difficile», dit-elle.

Excellentes patineuses, les soeurs Ménard aidaient souvent leur père Carl, qui opère une école de patinage en puissance (Competitive Edge) à Ottawa. Je les ai déjà vues en action, laissez-moi vous dire que rares sont les hockeyeurs, garçons ou filles, qui sont aussi solides sur leurs lames.

Ayant déjà été membre de l'équipe de l'Ontario des moins de 18 ans, Isabel espère maintenant être invitée cet été au camp de sélection de l'équipe nationale des moins de 22 ans, et son rêve ultime serait de participer aux Jeux olympiques avec Équipe Canada.

Autre raison pour leurs parents, Carl et Francine, d'être bien fiers de leurs grandes adolescentes de 5'7: elles ont toutes deux vu leurs résultats scolaires (une moyenne d'environ 90%) être soulignés par le directeur athlétique de l'Université de Syracuse. Elles étudient toutes deux en éducation et aimeraient éventuellement enseigner le français aux anglophones.

En vitesse

Parlant de hockey scolaire, un autre programme de hockey-études verra le jour cette année: l'école secondaire Philemon-Wright et le Hadley Junior High School offriront un programme académique d'arts et de sports aux anglophones de 12 à 15 ans de l'Outaouais à compter de septembre prochain. L'Académie de hockey Gagnon et Gougeon, qui a lancé un programme similaire à l'école secondaire de l'Île cette année, collaborera à ce projet. Les athlètes qui feront partie de ce programme feront partie d'un programme d'immersion française. Plus d'informations au www.phws.com.

 

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