Leur formation masculine vient de conclure une saison régulière quasi-parfaite. Sa victoire de 2-0 face aux Knights de Brooklyn, dimanche, lui a permis de remporter le championnat de la section Nord-Est de la Premier Development League (PDL), circuit où évoluent les meilleurs joueurs de 23 ans et moins en Amérique du Nord.
En 16 parties, les gars ont signé 12 victoires et fait match nul à quatre occasions. Ils n'ont pas encore été vaincus.
« Les gars ont raté les séries [...] à la toute dernière seconde l'an dernier. Leur objectif était simplement de se qualifier. Disons qu'ils nous ont agréablement surpris. » - John Pugh
Leurs cousines de la W-League n'ont pas aussi bien fait, mais presque.
Leur fiche de 11 victoires, deux matches nuls et une petite défaite leur a également permis de coiffer la Couronne des championnes de leur section.
« Notre équipe féminine a toujours été très forte. Je crois qu'elle vient de remporter le championnat de sa section pour une sixième fois d'affilée. Nos attentes envers les filles sont donc toujours très élevées. Les gars ont raté les séries éliminatoires sur un bris d'égalité à la toute dernière seconde l'an dernier. Leur objectif était simplement de se qualifier. Disons qu'ils nous ont agréablement surpris », racontait hier le président et propriétaire du club, John Pugh.
Le Fury dans la USL ?
Quand cet homme d'affaires britannique - spécialiste de l'informatique et des nouvelles technologies - a choisi d'investir dans le soccer dans la capitale canadienne, à l'été 2002, il avait deux objectifs principaux en tête.
Il voulait offrir une opportunité aux jeunes joueurs de la région de développer leurs aptitudes, tout en offrant un spectacle de grande qualité aux amateurs de sport de la région.
Puisqu'il a réussi, il sera peut-être tenté de pousser son aventure au niveau supérieur.
La PDL et la W-League font partie des United Soccer Leagues, une association qui regroupe plus de 70 clubs aux quatre coins du continent. Au sommet, il y a une première division dans laquelle évoluent les Whitecaps de Vancouver et l'Impact de Montréal.
Le Fury pourrait éventuellement aspirer à les rejoindre, non ? « Il nous faut d'abord un stade », s'exclame M. Pugh, au bout du fil, avant de se faire rappeler que le groupe qui pilote le projet de revitalisation Lansdowne Live n'est pas fermé à l'idée d'héberger une formation qui joue au football avec un ballon rond.
« L'intérêt de la communauté lors des matches de la Coupe du monde U-20 me permet de croire qu'une équipe professionnelle pourrait connaître du succès ici, mais il est encore trop tôt pour parler de cela », dit-il.
Confiance en vue des séries
En attendant, le Fury pense aux séries. Tant chez les hommes que chez les femmes, ça débute le week-end prochain.
« Nous ne manquons pas de profondeur. N'importe quel de nos 22 joueurs pourraient occuper une place dans la formation débutante de n'importe quelle équipe de notre ligue. Dans le passé, nous avons perdu beaucoup de points quand nous devions disputer deux matches en autant de jours. Cette année, ça n'a pas été le cas. Je dirais que nous sommes très confiants », commente l'entraîneur-chef de l'équipe masculine, Stephen O'Kane.











