Il mène par quatre coups au Championnat de la PGA

Woods creuse l'écart

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Woods creuse l\'écart

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Tiger Woods se sort bien d'une trappe de sable au quatrième trou. Il mène par quatre coups après la deuxième ronde au Championnat de la PGA.

Associated Press

Paul Journet
La Presse

On ne suait pas seulement à Montréal hier. Minnesota a enregistré sa plus chaude journée de l'année. En début d'après-midi, le mercure grimpait, le vent se levait et Tiger Woods semblait laisser un rare répit à ses adversaires.

Le meneur a entamé sa ronde avec un bogey. Dans l'heure suivante, il allait partager la tête avec Alvaro Quiros, Graham McDowell et Padraig Harrington.

Puis Tiger est vite redevenu Tiger, avec des oiselets aux 6e et 7e trous, puis trois autres aux 14e, 15e et 16e trous. Une autre ronde magnifique, à part pour quelques problèmes de contrôle de distance sur les verts lors des premiers trous.

Son avance aurait peu être encore plus grande. Un bogey au dernier trou l'a ramené à un cumulatif de -7. « Il reste encore beaucoup de chemin à faire », lançait-il après sa ronde.

N'empêche que cela augure mal pour les autres mortels. Woods possède une fiche parfaite de huit en huit lorsqu'il mène après 36 trous dans un majeur. Et on sait que l'histoire aime bien se répéter.

Peut-être qu'une charge d'un de ses adversaires donnera un peu de suspense. Mais peut-être aussi que le seul intérêt de regarder la finale demain, ce sera de voir par combien Tiger réussira à gagner, et quels records il réussira à faire tomber.

Harrington blessé

Deux physiothérapeutes attendaient Padraig Harrington après sa première ronde jeudi pour traiter ses spasmes lombaires. Ses pieds étaient plongés dans des bacs de glace. Un sac de glace était aussi posé sur son coude.

Traitement similaire hier avant sa ronde. « C'est une partie normale de la vie d'un athlète professionnel », laissait-il alors échapper à un journaliste de Golf World. J'écope pour tout le travail sur le terrain d'exercice. »

Le champion défendant a finalement joué 73, ce qui le place à égalité au deuxième rang. La santé ne constitue pas forcément une excuse valable. L'été dernier, des maux de poignet l'avaient presque contraint de se retirer de l'Omnium britannique. Il avait finalement réussi à jouer, et à gagner le tournoi. Ce sera maintenant difficile.

Pendant un certain temps, on croyait pourtant que le championnat se transformerait en partie par trous entre Tiger et lui. Les deux disputaient une troisième ronde consécutive ensemble. On croyait assister à une revanche de leur duel dimanche dernier à Firestone.

Tiger et Padraig occupaient les deux premières places. Et ils semblaient prêts à se distancer du reste de la compétition. Au 15e, Tiger marchait à ses côtés en riant, encore étonné de son coup de bois 3 - 301 verges à partir de la fosse de sable, à 15 pieds du trou pour l'aigle.

Les deux calaient ensuite des oiselets au 14e et au 15e. Tiger en ajoutait un au 16e. L'Irlandais, lui, était incapable de maintenir la cadence. Résultat : un cumulatif de 141, la même chose que Vijay Singh. Comme le Fidjien a été le premier à enregistrer ce chiffre, c'est lui qui prendra le départ avec Tiger cet après-midi.

Harrington et lui ne sont pas les seules menaces de Tiger en deuxième place. Il y a aussi Lucas Glover, gagnant du dernier Omnium des États-Unis, et Ross Fischer, un jeune anglais très prometteur. L'Australien Brendan Jones complète le groupe.

Tous devront dompter le difficile Hazeltine National pour avoir une chance. Une tâche compliquée parce qu'on pourrait appeler le facteur Tiger Woods. Ils croient qu'ils ne peuvent plus se permettre d'erreur pour le rattraper. Et ils essaient de provoquer les choses. Une combinaison qui résulte plus souvent qu'autrement en pointages élevés.

Ames et Weir

Stephen Ames de Calgary (71) se trouvait à un coup au-delà du par, tandis que l'Ontarien Mike Weir a joué 81 pour 155, bien au-delà de la coupure établie à plus quatre (148).

avec la presse canadienne

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