Avancez votre pion de deux cases si vous avez répondu Vincent Barnard, des Olympiques de Gatineau. Avant le match d'hier, le défenseur de 18 ans a inscrit cinq de ses sept buts à « cinq contre cinq » et il devance toutes les vedettes du circuit à ce chapitre. Il précède les Simon Després, Yann Sauvé, Marco Scandella, Joël Chouinard et Emmanuel Boudreau à ce niveau. Seul le Franco-Ontarien Simon Lacroix a marqué autant de buts à forces égales.
Les sept buts de Barnard le placent également au quatrième rang des buteurs chez les défenseurs de la ligue : une statistique éloquente pour un joueur qui touche à peine à l'avantage numérique.
Pas surpris
Guy Lalonde, qui dirige le groupe de défenseurs chez les Olympiques, n'est pas surpris du rendement du défenseur de Sept-Îles. « Vincent anticipe bien le jeu en zone offensive. Il a un lancer puissant, mais au-delà de tout, il est capable de dégainer rapidement. À ce chapitre, c'est le meilleur de notre équipe. C'est sa grande force. Son tir sur réception est aussi le meilleur de l'équipe. C'est une arme dangereuse car il arrive à surprendre les attaquants de l'équipe adverse qui n'ont pas autant de temps qu'ils ne le croyaient pour bloquer ses tirs.»
Dimanche dernier, alors que les Olympiques ont perdu les services d'Adam Janosik, Hugo Laporte et Steven Delisle en première moitié de match, Vincent Barnard s'est retrouvé en avantage numérique quand il a battu le gardien adverse d'un tir à partir du haut du cercle des mises en jeu. Son but mettait fin à une séquence de 18 avantages numériques sans succès pour les Olympiques.
Combien de buts auraient Vincent Barnard s'il touchait à cette unité spéciale plus souvent?
«Je ne peux pas répondre à ça. Je contrôle ce que je peux contrôler. Je fais tout mon possible pour aider l'équipe à gagner des matches. Si on me donne la chance d'évoluer plus régulièrement en avantage numérique, tant mieux », répond l'auteur de deux buts à son dernier match.
« Toujours » sur la glace
Quand il évoluait au niveau midget AAA, Vincent Barnard était « toujours » sur la glace. Il lui arrivait parfois d'être sur la patinoire pendant 50 minutes! À Gatineau, il fait partie d'une puissante brigade défensive et doit se contenter du rôle de cinquième défenseur derrière Hugo Laporte, Hubert Labrie, Steven Delisle et Adam Janosik. Barnard en est bien conscient et il faut mal le connaître pour penser qu'il se réjouissait des blessures à Laporte et Janosik même s'il en a profité directement.
Une opportunité
« Ce sont des situations qui se produisent dans une saison de hockey. Dans ce temps, c'est aux autres de prendre le relais. La prochaine fois, ça sera peut-être moi qui tomberai au combat. Hugo et Adam sont des pièces importantes de notre équipe. Je me suis retrouvé avec Josh Domingues, qui a fait du très bon boulot. Delisle est revenu en troisième période et les quatre défenseurs ont bien travaillé, mais il faut donner crédit à nos attaquants qui nous ont donné un bon coup de main en se repliant constamment en échec-arrière », raconte l'étudiant en sciences pures.
Pendant que l'état de santé de Laporte et Janosik demeurait incertain en vue du match d'hier, Jérôme Dupont a indiqué qu'une fenêtre s'ouvrait pour Barnard. « Tout comme Labrie, Delisle et Seed, Barnard a été impressionnant contre les Huskies dimanche. À l'intérieur de la ligne bleue offensive, Vincent est excellent. Les absences de Laporte ou Janosik représentent une opportunité pour lui d'élever son jeu d'un cran. »











