Proulx sera du nid des Alouettes

Matthieu Proulx espère ne pas être ennuyé par... (Archives La Presse)

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Matthieu Proulx espère ne pas être ennuyé par les blessures cette année.

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Martin Comtois
Le Droit

La retraite attendra pour Matthieu Proulx, qui a décidé de disputer une autre saison dans l'uniforme des Alouettes de Montréal.

Le maraudeur de Gatineau jonglait depuis trois mois avec l'idée d'accrocher ses épaulettes. Hier, il a tranché en faveur du football.

«Mon corps se porte bien et j'ai encore du plaisir à jouer. Je n'ai pas le goût de vivre avec des regrets plus tard en arrêtant tout de suite», a expliqué Proulx, en entrevue téléphonique après une autre journée de travail en tant qu'avocat dans un cabinet de Montréal.

L'athlète, qui fêtera ses 29 ans en avril, a raté 27 matches en raison de blessures depuis son arrivée dans la Ligue canadienne de football en 2005. Ses genoux, ses épaules et une main ont surtout écopé.

Deux séjours à l'infirmerie l'été dernier et une conquête de la coupe Grey l'ont poussé à réfléchir à son avenir. Il connaissait son meilleur début de saison en carrière avec quatre interceptions en huit parties lorsqu'il s'est retrouvé sur la touche.

«J'ai repris l'entraînement dans les dernières semaines et tout s'est bien déroulé. J'en ai parlé avec ma femme et mes associés au bureau. J'ai obtenu l'aval de tout le monde pour continuer. Je crois que c'est la meilleure décision de continuer une autre saison.»

Un des joueurs les plus populaires des Alouettes, Proulx s'était donné initialement d'ici la fin du mois de mars pour arrêter son choix final. Maintenant, il espère participer à tous les matches du calendrier régulier.

Ce serait une première pour lui après cinq saisons dans la LCF.

A-t-il l'intention de faire brûler quelques lampions à l'Oratoire Saint-Joseph, question de mettre toutes les chances de son bord et de demeurer en santé?

«Je devrais peut-être demander à ma grand-mère de faire une neuvaine, a répliqué Proulx à la blague.

«Si je peux me tenir loin des blessures, je crois être en mesure de pouvoir en donner encore beaucoup aux Alouettes et de contribuer aux succès de l'équipe. Mais en même temps, le football demeure un peu traître de ce côté-là. Tu ne sais jamais ce qui peut t'arriver.

«La seule chose que je peux faire, c'est de me présenter au camp d'entraînement en santé.»

Et ce camp des Alouettes, il se mettra en branle dans 13 semaines.

Mcomtois@ledroit.com

 

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