« C'est un nombre significatif », a commenté leur porte-parole, Robin Cantin, hier. Ce dernier a confirmé que le nombre de plaintes a piqué l'intérêt du commissaire Graham Fraser. Assez pour entamer une enquête sur la place du français et réclamer des explications de Patrimoine canadien.
« Il y a eu une intervention de ce côté-là pour voir au juste ce qui s'est passé à Vancouver et pour vérifier comment la loi répondait à cet événement. Il faut clarifier les obligations de Patrimoine canadien », affirme M. Cantin, qui assure que chaque plaignant concerné recevra une réponse à ses doléances.
La plus récente dénonciation, déposée en début de semaine, a été acheminée par Ligue québécoise contre la francophobie canadienne (LQCFC). Elle déplore la « place incongrue » réservée au français lors des cérémonies d'ouverture et de clôture des Jeux. « Le bilinguisme canadien de style fédéral, c'est un bilinguisme intégral : pour chaque mot anglophone prononcé il doit y en avoir un en français en vertu de la loi. Cela n'a pas été respecté aux Jeux », a déclaré le porte-parole de l'organisme, Gilles Rhéaume, en entrevue avec LeDroit.
La LQCFC a déposé deux plaintes. Une pour chacune des cérémonies.
M. Rhéaume est bien connu dans la région. En 2008, il avait déposé un déluge de plaintes à des institutions publiques en réponse à la distribution, au sein du canton de Russell, de tracts « haineux » à l'égard des Canadiens français par le militant anglophone Howard Galganov.












