Vincent souhaite le début d'une rivalité

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Pascal Vincent entraîneur-chef du Junior de Montréal

Archives, La Presse

Jean-François Plante
Le Droit

Quoi de mieux qu'une série quatre de sept entre deux formations voisine pour nourrir une nouvelle rivalité ?

Le Junior de Montréal est de retour dans la métropole depuis deux ans et la rivalité avec les Olympiques n'a pas encore eu le temps de s'installer, mais la série qui s'en vient pourrait changer la donne selon l'entraîneur-chef du Junior, Pascal Vincent.

« Nous n'aurions pas pu demander mieux qu'un affrontement contre les Olympiques pour amorcer nos séries. Nous avons deux équipes jeunes qui misent sur de bons gardiens et sur un système de jeu défensif. Bien que chaque équipe compte sur quelques bons joueurs offensifs, nous ne sommes pas des puissances en attaque. L'expérience acquise par les deux équipes en première ronde va sûrement contribuer à lancer une rivalité entre les deux équipes », a expliqué Vincent.

Les Olympiques attaqueront la série avec confiance puisqu'ils ont bien complété leur saison sous les ordres de John Chabot, mais le Junior pourra également afficher une belle assurance au premier tour. « Nous avons remarqué une belle progression chez nos joueurs depuis les Fêtes. L'objectif était de s'assurer de l'avantage de la glace pour la première ronde éliminatoire et c'est ce que nous avons fait », a ajouté le vétéran entraîneur.

Puisque l'attaque n'est pas le point fort du Junior, Pascal Vincent a instauré un système de jeu axé sur la responsabilité défensive. Malheureusement pour lui, son meilleur défenseur, David Stich, est suspendu pour les trois premiers matches de la série. Vincent assure toutefois que l'absence de son vétéran de 20 ans ne devrait pas faire la différence.

« Nous aimerions mieux l'avoir dans l'alignement, mais pendant toute la saison, nous avons mis l'accent sur le concept d'équipe. Chaque joueur est au courant de ses responsabilités et l'absence d'un joueur ne bouscule pas nos plans. »

Sans avoir consulté son homologue montréalais, John Chabot était du même avis. « Le Junior joue avec un style défensif hermétique. Toute l'équipe tombe dans ce système. Un seul joueur ne peut pas faire la différence dans ce système. »

Les gardiens mis à contribution

Depuis l'arrivée de John Chabot à Gatineau, il a quotidiennement travaillé sur la couverture de zone défensive, ce qui pourrait mettre la table à une série à bas pointage où les gardiens seront mis à contribution.

À ce chapitre, Pascal Vincent est bien outillé. Jean-François Bérubé a pris le relais de Jake Allen avec brio quand ce dernier a été échangé aux Voltigeurs de Drummondville à son retour du Championnat du monde junior.

Bérubé (moyenne de 3,03 et pourcentage d'arrêt à 89,7 %) a maintenu des statistiques légèrement inférieures à celles de Maxime Clermont (2,81 et 89,7 %) et son histoire est assez remarquable.

« Jean-François a remporté un concours de gardien que nous avions organisé à notre première année à Montréal. Nous avions tenu un camp ouvert à tous les gardiens ignorés par des équipes de la LHJMQ. Les gardiens devaient assumer des frais de 50 $. Jean-François est débarqué ici avec 21 autres gardiens et il s'est démarqué au point d'être repêché par les Kings de Los Angeles l'été dernier », a indiqué Vincent.

Avant de se joindre au Junior, Jean-François Bérubé avait été retranché de son équipe midget AAA et il faisait la navette entre le midget AA et le junior AA. Presque deux ans plus tard, voilà qu'il sera un acteur important dans le duel Olympiques-Junior.

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